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Le ministère de l’Enseignement professionnel et Rio Tinto signent une convention de partenariat

Ce jeudi 31 mars 2022, une cérémonie de signature d’une convention de partenariat s’est tenue entre le ministère de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle et la société minière Rio Tinto.

Une démarche additive qui vient renforcer d’une part le corps enseignant du Centre de formation professionnelle de Beyla, doter le Centre d’équipements et multiplier le nombre d’étudiants par quatre à partir du mois de septembre prochain.

Dans sa prise de parole à cet effet, le   Directeur de développement du projet Simandou a tout d’abord rappelé que Rio Tinto Simfer est une société qui s’inscrit dans le développement de projets avec un accent fort sur le développement durable.

« Cela veut dire que nous cherchons à faire en sorte que nos projets soient mutuellement bénéfiques à toutes les parties prenantes, en particulier, à la nation guinéenne. Aujourd’hui, je suis très heureux d’annoncer que nous sommes dans une dynamique vraiment positive. Bien sûr, nous avons vu les informations récentes de la signature d’un accord-cadre. Ce qui veut dire que les parties prenantes sont aujourd’hui bien alignées vers un codéveloppement. Donc, nous avançons aujourd’hui ensemble. Le travail a repris. Et la dynamique est vraiment excellente », a-t-il placé.

S’exprimant sur la signature de cet accord-cadre, M. Géraud Moussarie s’est déclaré heureux que quelques jours seulement, ce projet lui tient beaucoup à cœur en particulier le Centre de formation professionnelle de Beyla puisse faire un grand pas en avant.

« Je tiens à remercier Monsieur le ministre et son équipe qui étaient très présents pour les discussions et qui nous ont bien conseillés. Cela nous a permis de diligenter toutes les questions pour pouvoir avancer très rapidement sur le concret. Il est très important que le projet Simandou soit le projet de tous et qu’il reçoive le soutien de chacun. Mais cela commence en particulier par la formation professionnelle parce qu’on sait bien que même une mine immense ne peut pas créer un nombre infini d’emplois », a-t-il fait savoir.

Tout en annonçant du travail direct, mais aussi du travail indirect, M. Moussarie a dit que grâce à la formation professionnelle, il sera procédé à l’ouverture d’heureuses perspectives pour la jeunesse qui va peut-être travailler dans d’autres domaines.

« Nous savons qu’il y aura beaucoup d’activités connexes autour de la mine, par exemple l’agrobusiness. Il y en aura beaucoup d’autres, les sous-traitants. Il faut vraiment encourager tous ces efforts afin que la jeunesse puisse bénéficier de la meilleure formation technique, professionnelle possible. Leur succès sera notre succès », a confié le Directeur de développement du projet Simandou.

« (…). C’est un effort qui sera pluriannuel, qui s’inscrira dans la durée de notre projet, qu’il faut absolument continuer de soutenir durant les années qui vont suivre. Nous sommes convaincus qu’en amorçant les bonnes dynamiques, les Guinéens bénéficieront des retombées économiques régionales du projet Simandou sur plusieurs générations », a-t-il conclu.

Pour le ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, il s’agit là d’une opportunité pour son département.  Au nom du gouvernement et sous la conduite du président de la transition, il a dit que l’essentiel des préoccupations de l’État tourne autour de la co-construction et du codéveloppement avec tous les partenaires privés qui viennent investir en Guinée.

« La démarche de ce matin est une démarche à double sens. Ça veut dire que le secteur privé qui intervient dans le domaine minier, sous l’impulsion de la nouvelle dynamique qui s’est enclenchée depuis le 5 septembre, est assez soucieux d’intégrer et de faire profiter au maximum les Guinéens autour de l’activité d’exploitation minière. Pour nous, c’est à la fois durable parce que cela participe de la co-construction et du codéveloppement », a témoigné Alpha Bacar Barry, tout en ajoutant qu’en améliorant les compétences des jeunes dans cette région, on leur permettrait d’occuper des emplois non seulement dans la région, mais également de faire valoir ces compétences autour de la région et même en dehors de la Guinée.

De l’avis du ministre Barry, le potentiel minier de la Guinée devrait être à la fois une bénédiction pour conduire un élan de développement qui puisse être endogène, mais aussi élargi à d’autres secteurs comme l’agriculture.

« Le potentiel minier devrait également permettre à la Guinée de construire un pôle de compétences en Afrique de l’Ouest dans des domaines spécifiques sur lesquels elle a un avantage comparatif : la bauxite, le fer et d’autres minerais. Et ces compétences permettent à nos jeunes d’occuper des emplois qui sont créés par nos économies. Elles devraient aussi leur permettre de créer des emplois. Je suis d’autant plus content qu’autour du CFP, il y aura un centre d’affaires qui pourra être ouvert aux jeunes et qui va leur permettre de développer leurs compétences managériales et en business », s’est-il félicité.

A en croire le patron de l’Enseignement technique, les formations initiales techniques de base qui seront dispensées au CFP de Beyla vont permettre aux jeunes d’avoir des compétences pour avoir un emploi de base. Et connaissant les jeunes de Guinée très ambitieux et très intelligents, Alpha Bacar Barry n’émet aucun doute quant à la volonté de ces jeunes d’aller au-delà et proposer des services à valeur ajoutée et employer d’autres personnes.

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