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La drépanocytose : une maladie facile à prévenir mais difficile à guérir (2ème Partie)

Contrairement au VIH/Sida, le paludisme, et d’autres maladies connues, la drépanocytose n’est que peu connue en Guinée.  Cette pathologie qui se manifeste par les douleurs osseuses articulaires, l’anémie et la faiblesse, gagne de plus en plus du terrain dans la société. Ce, par un manque de connaissances sur la maladie. Faut-il préciser que a drépanocytose est l’une des maladies non transmissibles.

Quelle différence y a-t-il entre drépanocytaire et Rhumatisme ?

Souvent, beaucoup de personnes confondent la les deux maladies. Certes liées par le caractère, douleurs osseuses articulaires, elles sont différentes.

« Le rhumatisme n’est pas génétique et héréditaire. Il n’entraîne pas de complications chez le malade comme le syndrome pieds-mains,  l’anémie, la grosse rate, etc qu’on voit chez le drépanocytaire dès les premiers mois« , précise le Dr Dramé. Dans certains cas, cette confusion peut conduire à la mort due à l’inadéquation du traitement, note le spécialiste.

Koriah Kéita est mère d’un enfant drépanocytaire. Selon ses dire, elle a souffert de cette confusion. « Les signes se sont manifestés dès que l’enfant a eu six mois. Ses mains étaient enflées et à l’hôpital de N’rékoré, on me disait que c’était le rhumatisme et j’ai continué de suivre le traitement.  On me donnait des pommades à appliquer. On lui faisait des injections mais aucune amélioration. Au contraire son état s’empirait. Heureusement, on nous a évacué ici. A Donka, on m’a dit que l’enfant pourrait être drépanocytaire. Avec l’électrophorèse, on a confirmé la maladie et depuis là, je continue de le faire suivre au centre SOS Drépano-Guinée« , témoigne-t-elle.

En Guinée, la grande prévalence de cette maladie se situe dans deux régions. La Haute et la Moyenne Guinée. Cela s’explique par un certain nombre de facteurs. « C‘est dans ces deux régions de la Guinée qu’on retrouve beaucoup de mariages consanguins.  Cela n’est pas un facteur spécifique qui explique la forte prévalence mais le mariage consanguin est un facteur amplificateur de la prévalence de cette maladie« , souligne Dr Dramé.

Ainsi, pour remédier à cette maladie,  Dr Dramé affirme que « la drépanocytose peut ne pas être fatale et on peut même l’éviter. Il faut juste faire un examen prénuptial pour connaître le statut des conjoints. Et si toutefois, vous avez la forme maladive, adoptez une hygiène de vie conforme à votre statut. Faitesvous suivre et respectez toutes les consignes”.

Cette maladie très redoutable n’a jusque-là que deux types de traitements. Un traitement palliatif et celui curatif. Toutes les deux nécessitent beaucoup de prudence et de patience.

Pour le moment, les hôpitaux guinéens ne disposent que du traitement palliatif. Celle qui ne garantit pas une sortie de crise complète.

Mamadama Sylla, journaliste stagiaire à Guineenews.org

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