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Kabine Komara au double Sommet de Niamey sur l’industrialisation du Continent et la redynamisation de la Zlecaf.

Niamey la capitale du Niger a abrité ce vendredi 25 novembre le double Sommet des Chefs d’Etat africains sur l’industrialisation du Gouvernement et sur la relance de la Zone de Libre Échange Continentale Africaine.  Ces importantes assises ont été préparées par une semaine de  conférences ministérielles et de réunions d’experts qui ont partagé leur expérience sur les différents défis auxquels les économies africaines devront faire face pour accélérer leur intégration et amplifier les échanges.  L’ancien premier ministre guinéen Kabiné Komara a été de ceux qui ont été mis à contribution à cet effet.  

Parmi les différents sujets qu’il a abordés figure le délicat sujet des chaînes de valeurs régionales et la nécessité d’une plus grande complémentarité entre les économies.  Il a illustré son propos par l’exemple du Maroc qui est est devenu en quelques années l’un des plus grands assembleurs et exportateurs de véhicules sur l’Europe avec un taux de valeur ajoutée dépassant 50%. C’est-à-dire que le Maroc fabrique sur place plus de 50% des composants des véhicules qu’il produit.

Komara a fait remarquer que, dans le cadre de la promotion des chaînes d’intégration régionales, l’industrie d’automobile du Maroc devra bâtir des partenariats avec des pays producteurs de caoutchouc comme la Guinée et le Liberia pour la fabrication des pneumatiques et autres composants en caoutchouc afin qu’ il y ait une croissance industrielle partagée tel que recherché par la Zone de Libre Échange  Continentale Africaine ( Zlecaf).

Il a invité les différents acteurs à identifier toutes les opportunités similaires afin que certains pays ne sortent pas perdants du processus de libre échange, tout en stigmatisant  trois réalités qui doivent être corrigées:

– La première c’est le fait que dans beaucoup de pays les acteurs du secteur privé  ne sont pas encore suffisamment impliqués dans les négociations et la mise en œuvre des règles du Zlecaf, ce qui est de nature à leur faire prendre d’importantes opportunités;

– La deuxième, c’est la nécessité de désenclavement pour faciliter la mobilité de même que la fourniture d’énergie afin de pouvoir produire et transporter à moindre coût;

– La troisième c’est la lutte contre les tracasseries de toutes sortes qui découragent les investisseurs et les commerçants quand ils doivent se déplaceravec leurs biens d’un pays à un autre.

 A l’instar de l’ex premier ministre Kabiné Komara, les différents panels ont serié d’autres facteurs dont la redynamisation qui  facilitera l’industrialisation du Continent  et surtout la promotion des échanges afin que l’Afrique puisse davantage transformer et valoriser ses énormes potentialités, créer plus d’emplois et relever le niveau de vie de ses populations.

Profitant de ces Sommets, la Ministre nigérienne de l’Industrie et de l’emploi jeune,  Madame Salamatou Ngourouza , qui fut la cheville ouvrière de la préparation des Ateliers thématiques,  a présenté le Projet de la future Zone Économique du Niger qui consacrera le lancement au Niger d’un véritable pôle  de transformations agro-industrielles,  basées sur les différentes ressources du pays.

Le double Sommet a reconnu le retard accusé par le continent dans la mise en œuvre des prélèvements du plan  d’industrialisation.  Les Chefs d’État ont approuvé  l’ensemble des  recommandations et réaffirmé, à  l’image du Président Mohamed Bazoum,  hôte des Sommets, leur engagement et leur détermination à tout mettre en œuvre pour adopter des politiques volontaristes afin d’accélérer le décollage industriel du Continent.

 Les  Chefs d’Etat ont d’ailleurs désigné Mohamed Bazoum comme Champion chargé de faire partout l’avocat.  Son prédécesseur Mahamadou Issoufou qui avait été auréolé du titre de champion  pour la conclusion du Zlecaf, a présenté à l’occasion,  un rapport circonstancié de mise en œuvre de cette grande avancée continentale. Il a reçu les félicitations des Chefs d’état qui l’ont chargé de continuer à accompagner la mise en œuvre du Traité qui est aujourd’hui signé et ratifié par 44 États africains sur 54.

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