Justice : Le TPI de N’zérékoré fait le bilan de ses activités annonce ses perspectives

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Les responsables du tribunal de première instance de N’zérékoré (TPI) ont organisé mardi 30 janvier 2018, une cérémonie de présentation du rapport d’activité de leur institution au compte de l’année 2017. C’est la salle d’audience du palais de justice qui a servi de cadre en présence des représentants des médias, des responsables des services de défense et de sécurité, les partenaires techniques et financiers, les leaders religieux, représentants des communautés. Bref, l’ensemble des composantes de la vie socioprofessionnelle.

A l’entame de la rencontre, le procureur Mamadou Dian Bora Diallo est revenu sur les différentes activités réalisées au cours de l’année 2017 avant de se réjouir des résultats obtenus.

« Depuis ma prise de fonction en juin 2017, le TPI de N’zérékoré a réalisé beaucoup d’activités. Alors ces activités ne peuvent être perçues que par rapport à la période avant notre prise de fonction. La première des choses, c’est l’instruction des dossiers. Vous savez, avant notre prise de fonction, il y avait peu de dossiers de procédure qui avaient été instruits. Mais entre juillet et décembre 2017, il y a eu plus de 100 dossiers instruits. Ensuite, au niveau des personnes jugées, il y a une grande avancée et par rapport à la maison central, il y avait plus de prévenus que de condamnés. Mais depuis que nous sommes là, les choses ont également changé à ce niveau. Donc, c’est pour vous dire que le tribunal a pris son bâton de pèlerin pour que la réponse pénale puisse être parfaite. Rien qu’en trois mois, 64 personnes ont été jugées en matière criminelle et nous avons fait passer 39 dossiers et 217 personnes en matière correctionnelle. Ce qui fait près de 300 personnes jugées », a indiqué le procureur Dian Diallo.

Poursuivant, il dira que la mise en œuvre de ces reformes a buté à certaines difficultés notamment le manque de matériels et de moyens logistiques.

« Nous avons eu beaucoup de difficultés dont certains sont en train d’être résolus avec le projet du PNUD. La première difficulté, c’est le manque de matériels de travail, le manque d’électricité et le mobilier était presque inexistant. Mais ces difficultés sont en train d’être résolues petit à petit. L’autre difficulté est que le parquet ne procédait pas aux inspections comme cela se devait ; certains officiers de police judiciaire travaillaient comme ils voulaient et d’autres n’ont jamais vue de procureur de leur vie. Une autre difficulté, c’est le fait qu’il n’y avait pas de crédit de fonctionnement. Pour toutes les activités du tribunal, il fallait que les gens se débrouillent plus ou moins. Mais avec l’appui du PNUD, cette autre difficulté commence à être résolue », a-t-il fait savoir.

Pour les perspectives au compte de cette nouvelle année, l’homme du parquet annonce des reformes notamment la tenue régulière des points de presse et des rencontres avec les populations pour expliquer les procédures judiciaires. Aussi, il promet que les dossiers ne vont plus retarder au niveau du parquet, des cabinets d’instruction ou du jugement et que les inspections au niveau des services de police judiciaire seront régulières.

Il faut rappeler que c’est la première fois qu’une telle rencontre se tienne entre les responsables de la justice et les différentes composantes de la vie socioprofessionnelle à N’zérékoré.