Justice – Conflit domanial à Garambé : Le préfet de Labé de nouveau à la barre

14 février 2018 12:12:40
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Après sa première comparution qui s’est tenue le mercredi 17 janvier 2018, le préfet de Labé Safioulaye Bah était de nouveau à la barre du tribunal de première instance (TPI) ce mercredi 14 février 2018. Cette seconde audience a été consacrée à la fixation du montant de la caution à trois millions de francs guinéens (3 000 000 GNF) par la cour, a constaté sur place votre quotidien électronique Guinéenews©.

Poursuivi par El Hadj Bhoye Garambé, pour « abus d’autorité » dans le cadre d’un conflit domanial qui oppose cet opérateur économique à l’État guinéen, représenté par le préfet. Le domaine litigieux est de huit hectares attribués par les populations de la sous-préfecture de Garambé à l’organisation internationale SOS non loin de la route nationale Labé – Conakry. Comme SOS a renoncé à son projet de construction d’un village d’enfants sur le site, les propriétaires coutumiers ont cru devoir récupérer le domaine. Une hypothèse mal vue par le préfet de Labé qui estime que le domaine revient désormais de droit à l’État qui veut d’ailleurs y construire un camp de gendarmes, des usines…

C’est dans une salle vide que l’audience à démarré ce mercredi aux environs de 9 heures 35 minutes. D’entrée de jeu, Aboubacar Thiam le président du tribunal a rappelé qu’il s’agit là d’une procédure de citation directe et que l’audience de ce mercredi est consacrée à la fixation de la caution. Ainsi, le ministère public a demandé 10 000 000 GNF. Un montant jugé excessif par la partie civile représentée par Me Camara Masabori qui réclame 500 000 GNF.

A l’absence des avocats de la défense, c’est l’accusé Elhad Safioulaye Bah qui a pris la parole. « Nous avons constitué des avocats mais ils sont empêchés avec les événements de Conakry. Nous demandons à ce que ce procès soit reporté à la quinzaine. Par ailleurs, j’estime que le montant demandé par la partie civile est minime, je vous demande de fixee la caution à 10 000 000 GNF », souhaite-t-il.

Automatiquement, la partie civile a opposé une objection pour souligner à nouveau que ce montant est excessif avant de poser une doléance par rapport au renvoie de l’audience à la quinzaine. Maitre Camara Masabori communément appelé Me Mansa du cabinet Ahmadou Kourouma avocat à la cour a soutenu que cela correspondra à un calendrier très chargé pour son équipe.

En fin de compte, le tribunal a fixé le montant de la consignation à 3 000 000 GNF et a renvoyé le procès au 28 février 2018.