Insalubrité : quand la puanteur de l’abattoir de Kouroussa oblige les riverains de s’enfermer pour manger

11 juillet 2017 11:11:43
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Situé dans le quartier Doula, secteur Somonobou, l’abattoir de Kouroussa se trouve actuellement dans un état d’hygiène particulièrement préoccupant  lorsque l’on sait surtout que les bêtes abattues, finissent toujours dans les assiettes.

En arrivant sous le hangar où  les animaux  sont abattus, le visiteur est frappé par l’état de délabrement  déconcertant de ce dernier. Boueux et non pavé, il ne  constitue pas un cadre apte à garantir  des conditions sanitaires et hygiénique décentes. Des têtes de bovins, des peaux d’animaux sont entreposées à  même sol.

Cette insalubrité chronique de l’abattoir  préoccupe vivement les habitants de ce quartier  en cette période hivernale où il est très facile d’attraper des maladies. En outre, cette situation se caractérise par des odeurs nauséabondes, des nuées de mouches noires qui écument les eaux usées qui y stagnent.

Les personnes qui cohabitent avec les dépotoirs sauvages de cet abattoir sont souvent obliger de s’enfermer dans leur concession  pour manger.

Exaspéré par cette situation, Manny Fodé Kéita, un riverain, déclare : «franchement dans ce quartier, on a  du mal à respirer. Notre quartier est pollué par les odeurs que dégage l’abattoir qui est envahi de déchets un peu partout. »

Actuellement, il n’existe   aucun effort d’assainissement dans ce quartier affirme Damany Kanté qui confie qu’ils sont obligés de fermer les fenêtres et portes pendant le repas  pour atténuer les effets des odeurs qui les envahissent. La responsabilité de cette situation, Damany la impute aux autorités de la commune qui, dit-il, ne font rien pour soulager les riverains qu’ils sont.

Du côté logistique, le constat est aussi ahurissant. Là, bien après  l’immolation des bêtes, les viandes son mises dans des charrettes sans être couvertes. Elles sont parfois transportées sur des motos pour la distribution au niveau des différentes boucheries de la place. Et les transporteurs, quant à eux, portent durant des jours des tenues toutes  salles, maculées de sang.

Aujourd’hui, l’état de délabrement constitue un réel danger pour la santé des milliers de personnes qui cohabitent avec cet abattoir et pour autant de consommateurs de viande qui s’y approvisionnent.