Ingérence de l’administration dans le vote: un ex-ministre coincé par l’UFDG

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Un accrochage a été évité de justesse entre l’ex-ministre de la Fonction Publique Sékou Kourouma et des délégués de l’UFDG dans le secteur de Hafia 3, commune de Dixinn. En effet, à quelques minutes de la fermeture des bureaux de vote, le ministre Kourouma a été aperçu à bord de son véhicule de service au niveau du bureau de vote de ce secteur.

Prenant la parole l’ancien ministre de le Fonction Publique a intimé au président dudit bureau de déposer les urnes chez le chef de quartier afin que la CENI vienne les y récupérer. Une consigne qui a mis le feu aux poudres. Automatiquement, des responsables et candidats de l’UFDG présents sur place ont haussé le ton.

Sur ces incidents, Barry 2 Amadou, candidat sur la liste UFDG de Dixinn témoigne: «on a aperçu l’ancien ministre Sékou Kourouma tenter d’orchestrer une fraude. Ce n’est pas le rôle d’un ministre de la République de sortir  pour donner des consignes alors qu’il y a une institution chargée des élections notamment la CENI et ses démembrements. D’ailleurs, la CENI est la seule institution habilité à le faire. Donc, c’est inadmissible de voir un ministre avec toute cette armada venir  dire aux responsables des bureaux de votes d’aller se regrouper chez le chef de quartier qui est aussi candidat à ces élections même si c’est de façon indirect. Il est hors de question que les bulletins de vote soient déposés chez un chef de quartier. La consigne est claire…»

Après cette vive réaction, l’ancien ministre  Sékou Kourouma est revenu sur ses propos pour calmer les ardeurs. «Il s’agit de trouver la meilleure voie pour que les résultats soient sécurisés. C’est dans ce cadre que j’ai donné cette consigne.  Comme ils l’ont dit, que tout le monde reste sur place jusqu’à ce que la CENI vienne les chercher. Comme les chefs de quartier  sont candidats, normalement ils ne peuvent pas être arbitres et joueurs. Ils ont raison de protester…», a lancé l’ex-ministre de la Fonction Publique avant de quitter les lieux.

Finalement le calme est revenu et les responsables ont procédé à la fermeture du bureau afin de commencer les dépouillements.