Hommage à Lansana Conté : Dalein dément une théorie d’Alpha Condé

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Le 22 décembre prochain, c’est le 9ème anniversaire du décès du feu président Lansana Conté. Lors de l’assemblée générale de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) de ce samedi 16 décembre, Cellou Dalein Diallo a consacré la moitié de son discours à Lansana Conté.

Il a demandé à ce que tout le peuple de Guinée lui rende hommage à cause de tout ce qu’il a fait pour le pays, de la libéralisation de l’économie à celle des ondes et de la vie politique en passant par la libération des condamnés.

Conté, le libérateur

 «Dans six jours ce sera le 9ème anniversaire du rappel à Dieu  du général Lansana Conté. La théorie d’Alpha Condé, c’est de dire souvent que le président Conté est un homme nul, qu’il n’était responsable de rien et qu’il disait à ses ministres qu’il ne connait rien et leur recommandait d’aller faire ce qui est bien le pays. Cette image ne correspond pas au président Lansana Conté. C’était un homme rigoureux, honnête, intelligent. Le peuple de Guinée se souvient. Avec son arrivée au pouvoir, les Guinéens ont été libérés des normes, de la fourniture obligatoire du bétail. Il a ouvert les frontières, libéralisé l’économie, la vie politique. Ceux qui, nombreux, étaient condamnés à mort pour des raisons diverses ont été autorisés à rejoindre le pays.

On a tendance à le redire, dire qu’il prend le pouvoir là où Sékou Touré l’a laissé comme si le général Lansana Conté n’avait pas existé. Le président Lansana Conté a existé et il a laissé des traces indélébiles dans l’histoire de notre pays. Qui ne se souvient pas que traverser la frontière vers le Sénégal, la Côte d’Ivoire, c’était exposer sa vie ? Combien ont été tués à cette frontière, parce qu’ils voulaient fuir pour aller au Sénégal ou ils revenaient souvent dans leur pays ? L’homme (Lansana Conté, ndlr), la première décision, c’est d’ouvrir les frontières. Tous les fils du pays qui étaient restés des décennies à l’extérieur ont eu le droit de revenir voir leurs parents, habiter, construire des villas, équiper ces villas de groupes électrogènes, rouler dans des voitures de luxe, rentrer et sortir chez eux. Nombreux sont d’entre vous qui ont connu ce qui prévalait avant l’arrivée du président Conté. La fourniture des normes, la fourniture obligatoire du bétail qu’on appelait au Fouta ‘’Tour e normou’’ a été supprimée. L’homme a libéralisé l’économie. Beaucoup des fils du pays sont rentrés et ont exercé des activités économiques. Ils ont eu de l’argent. Ils ont investi dans le pays, alors qu’ils étaient interdits de séjour dans leur propre pays. Il a libéralisé la vie politique. L’indépendance maintenant avec Conté s’est traduite par la liberté du citoyen et non la liberté du gouvernement de faire ce qu’il veut. Nous étions-là.

Les traces indélébiles du feu président Conté

On ne peut pas ne pas rendre un homme à cet homme. Ce serait malhonnête et ingrat pour le peuple de Guinée parce qu’il a libéré les citoyens. La liberté de la presse, la liberté politique, les infrastructures, c’est comme si rien n’a été fait. On a construit des écoles, des centres de santé, des pistes rurales partout dans le pays. On a désenclavé des villages, accompagné les paysans. Comment peut-on dire que c’était une parenthèse qui n’a pas existé ? Et nous devons rendre hommage à cet homme, parce qu’aujourd’hui, si certains sont là en  train d’exercer le pouvoir c’est parce qu’il avait libéralisé la vie politique.

L’agression rebelle de l’an 2000

 Mais qu’est-ce qui a bloqué le processus de développement de notre pays ? C’est l’agression rebelle. Pamelap a été occupée, Yendè Millimo occupée, Guéckédou occupée, une partie de Faranah occupée. Elle a porté le cours de l’histoire. La Guinée était en train de faire un très bon développement. De 90 à 2000, un taux de croissance de 5% alors que toute l’Afrique de l’Ouest était en crise. Un déficit budgétaire de moins de 5% en moyenne, une inflation inférieure à 5%. Ça c’est pour le programme macroéconomique.

Conté a fait des routes

Mais sur le plan des infrastructures, à la modernisation desquelles le président m’a associé. Qu’est-ce qui n’a pas été fait ? La route Conakry-Boké, d’abord Conakry-Boffa dès qu’il a pris le pouvoir. La route Conakry-Mamou, Conakry-Faranah, Conakry-Labé, Conakry-Kankan, Kankan-Kourémalé. On peut lui dire qu’il n’a rien fait ? Non. Nous devons rendre hommage à cet homme. Je ne peux pas dire tout ce qu’il a fait pour la consolidation de la paix, l’unité nationale, parce que c’est un homme qui avait le sens du partage, de la justice, de l’unité de notre pays. Nous refusons de dire que c’était un analphabète incompétent et que la paternité de tout ce qui a été fait de négatif ou de positif c’était les ministres. C’était lui, grâce à sa vision.

Lansana Conté, l’unificateur du peuple

 Il y avait l’unité dans le pays, l’égalité des citoyens devant la loi, le sens du partage dont il a toujours fait preuve parce qu’il avait horreur de l’injustice. Tout ce que je dis, est fondé. Ce sont des choses tangibles. Ce n’est pas de la démagogie.

Donc on va prier le Tout Puissant Allah  pour le repos de l’âme du président Conté dans le paradis éternel parce que c’est un homme qui a rendu d’éminents services à notre pays. Ceux qui veulent nier ça, aujourd’hui sont en train de détruire l’unité de la nation, ils sont en train de tribaliser le débat politique. C’est Lansana Conté qui a libéralisé les ondes. Aujourd’hui on est en train de museler la presse. On est en train de détruire ce qu’il a fait. Nous ne l’accepterons pas. »

  • Laginèka

    Cellou Cellou Cellou…. pauvre individu devenu très riche, rend grâce à son bienfaiteur en lui témoignant une gratitude pleine de cynisme. Pourquoi sont -ils encore libres ces prédateurs?