Guinée : Les risques d’une éventuelle hausse du prix des carburants à la pompe

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La politique de protection de l’environnement qui consiste à reléguer les énergies fossiles au second plan au profit des énergies renouvelables se dirige vers un échec.

Si on ne tient compte seulement que des accidents et aléas qui se sont produits dans cette période  de fin 2017 et de ce début 2018, il y a de fortes probabilités que le prix du brut veuille dépasser les 70 dollars le baril sur le marché international. L’explosion d’un oléoduc par les rebelles en Libye, la collision entre un tanker  et un bateau en mer de Chine qui ne devraient pas trop impacter les réserves, ont donné l’occasion de spéculer. Déjà, l’Iran a haussé le prix de son pétrole à 68 dollars, apprend-on.

La conjoncture internationale est si tendue tant politiquement qu’économiquement que ce qui se produit dans les pays à faible influence dans le monde, risquent d’être laissés pour compte pour agir comme ils l’entendent dans la gestion de l’environnement et des affaires politiques et économiques…

Dans de telles conditions, on peut dire adieu à la démocratie et à la bonne gouvernance et bienvenue à la migration. Les prix de toutes les denrées de premières nécessités se sont envolés en ce début de 2018. Sur les étales des marchés, le paysage de « Cheytane 75 » nous revient à la mémoire. Le sac de riz de 270 mille fg a bondi à 290 mille, le pain s’amaigrit de jour en jour. On suppose que le sucre, l’huile et les autres sont aussi dans la même tendance à la hausse, le poisson est particulièrement rare. A ce jeu, on s’attend que les bouchers fassent grimper le kilo à 40 mille fg, puisqu’il est à 37 500, au cours actuel.

Ce qui est à craindre, c’est que les négociations entre le gouvernement avec les syndicats sont presque au point mort, les enseignants sont en attente de la promesse de rétablissement de leur indice salarial de 1030. Si rien n’est fait et que le prix des carburants se voit à la hausse, personne ne saurait à quel Saint se vouer. En sus de tout cela, les élections communales  pour le 4 février, on en entend des choses pas rassurantes.

Dans ces conditions, la promesse solennelle du gouvernement guinéen de baisser la TVA sur le gaz de cuisine pour diminuer la coupe du bois de chauffage s’en va à l’eau et comme Forêt Forte est autorisée de nouveau à couper le bois à but industriel et d’exportation, les forêts gardées vont en pâtir avant la baisse de la TVA, la bonbonne de gaz qui se vendait à 115 mille fg se vend, après la baisse de la TVA à 120 mille fg. Si personne n’est au courant, voilà l’information.

2018 s’annonce de curieuse manière : Conakry ville-lumière est tombée dans les travers de l’obscurité dès le 1er janvier et le 13, dans  5 jours, la commémoration de la fête de l’indépendance est annoncée avec pompe, à Kankan. Il y a du pain sur la planche du gouvernement.