Guinée : Les élèves ont eu deux jours de congé pour accueillir Alpha Condé, à Faranah

02 février 2018 11:11:48
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Après avoir suspendu les cours à cause d’un meeting du RPG-arc-en-ciel le 11 janvier dernier, cette fois encore, c’est à cause de la réception du président de la république que les élèves et enseignants ont observé deux jours consécutifs d’absence dans tous les établissements scolaires de la ville.

Comme dans les toutes les écoles, les activités solennelles ont été paralysées partout à Faranah de mercredi à jeudi. Et cela en prélude aux élections locales du 04 février prochain. Ce qui, selon les observateurs, va perturber les cours pour les deux jours restants de la semaine. Si l’on accuse les autorités scolaires de l’intérieur du pays d’impliquer l’éducation dans la politique, cette fois-ci, les critiques accusent le chef de l’Etat qui voit ces petits élèves perdre les cours en face de lui pendant son meeting politique. Avec ces arrêts spontanés des cours, certains parents d’élèves s’inquiètent si le programme d’enseignement de l’année pourrait finir comme indiqué par le ministre en charge de l’enseignement pré-universitaire quand il était nouvellement nommé. Une action qui a été fermement condamnée par beaucoup d’observateurs surtout les analystes politiques locaux.

Interrogé, un parent d’élèves qui a requis l’anonymat, lève la voix. « Il n’est pas bon de fermer les classes pour n’importe quel meeting. Mais, je suis sûr que le président ne soit pas informé que les classes sont fermées pendant deux (2) jours à cause de son meeting. C’est un abus administratif que font les autorités à la base. Ce qui n’est pas aussi de la volonté du chef de l’Etat », a-t-il martelé.

A noter qu’à l’ouverture des classes après les congés du premier trimestre, les élèves ont prolongé volontairement les congés sans venir à l’école pendant quatre (4) jours. Cela au vu de tous les parents d’élèves.

Pour beaucoup d’observateurs, le niveau d’étude des enfants baisse du jour au lendemain. Selon eux, les parents d’élèves, les autorités scolaires et les élèves eux-mêmes en sont responsables.