Guinée : La Cour constitutionnelle se penche sur la version contestée du nouveau code électoral

14 juin 2017 2:02:56
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Mardi 13 juin, la Cour constitutionnelle a commencé à examiner le Code électoral adopté en février 2017 dans un climat de contestation, a appris Guinéenews© de sources proches de l’institution en charge d’assurer la primauté effective de la constitution.

Jusqu’au moment où nous publions cette dépêche dans la nuit de ce mardi, nous n’avons pas pu savoir si le Code est validé ou invalidé par l’organe constitutionnel. Nos sources indiquent plutôt que les membres de la Cour constitutionnelle vont poursuivre l’examen de ce code ce mercredi, et peut-être pour quelques jours de plus encore avant que leur ne verdict ne tombe.

En tout cas, cette réunion des membres de la Cour constitutionnelle intervient au lendemain des menaces brandies par l’opposition républicaine de reprendre les actions de rue à cause, entre autres, de la version amendée du code électoral. Cette version adoptée en février dernier contre le gré de la société civile et une partie de l’opposition devrait recevoir l’avis de la Cour constitutionnelle — qui doit se prononcer sur sa constitutionnalité — avant sa promulgation et sa publication dans le journal officiel. « Aujourd’hui, bien malin est celui qui peut nous dire où se trouve ce texte. La cour constitutionnelle n’a qu’un mois pour vérifier la constitutionnalité d’une loi. Nous n’avons aucun repère », a déploré lundi le porte-parole de l’opposition républicaine.

Est-ce que c’est cette menace de l’opposition qui a réveillé la Cour constitutionnelle ou c’est un hasard de calendrier ? Tout est possible en Guinée !

  • CONDÉ ABOU

    Très pertinente analyse, Guineenews, puisque vous mettez le curseur sur le coeur du débat électoral. Et votre observation que tout le monde comprend, démontre à quel point, l’Opposition est tout à fait fondée dans ses conclusions en dénonçant le manque de visibilité et de traçabilité sur la dernière mouture du texte fondateur du processus électoral.

    Avions-nous besoin de tout ce retard inutile, pour que la haute Institution Judiciaire dise le droit dans une situation politique aussi fragile ?

    Comment voulez-vous que l’Opposition ne puisse pas monter au créneau pour dénoncer le silence de la Magistrature, et comment voulez-vous que l’on ne puisse pas accorder de crédit au discours de l’Opposition ?

    Le pays avait-il besoin d’en arriver à un tel retard inutile avant que l’Institution Judiciaire prenne sa décision. Si elle est d’accord avec la mouture, qu’elle le dise, pour que le pays passe à autre chose. Si elle n’est pas d’accord, qu’elle motive sa décision, puisque logiquement parlant, nous sommes censés être dans un Etat de droit et de séparation des pouvoirs.

    Dommage qu’un sujet comme celui-ci puisse empoisonner la vie politique dans le pays, alors que la pire des choses est d’installer le pays dans l’instabilité et dans le manque de confiance entre les principales forces politiques, à la veille des élections.

    C’est ce genre d’anomalie institutionnelle que le RPG, Parti au pouvoir devrait être le premier à dénoncer, bien avant l’Opposition et la Société Civile.

    De toutes les façons, Cher Monsieur Tokpana Doré, si vos propos se confirmaient, et je n’ai aucune raison d’en douter, cela voudrait dire que la démarche de l’opposition a été payante, et c’est tant mieux pour que le pays puisse passer à d’autres choses. Quel dommage pour nous et pour tant de retard pour rien du tout !

    • Hollandais Mab

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