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Guinée : chassé-croisé diplomatique pour doper la transition

La Guinée concentre de nouveau toutes les attentions de la communauté internationale, face à ce que la classe politique et la société civile considèrent à tort ou à raison comme un enlisement du processus de transition. A peine la mission conjointe Cédéao-ONU tournait les talons, qu’une délégation de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) posait ses valises dans notre capitale. Ce chassé-croisé diplomatique en direction de Conakry, aurait pour but ultime d’apporter un adjuvant à la transition guinéenne, dont la lenteur donne des frissons de terreur aux forces vives.

Les ballets diplomatiques reprennent de plus belle dans notre capitale, où une délégation de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), conduite par Désiré NYARUHIRIRA le Conseiller Spécial, politique et diplomatique, de Louise Mushikiwabo séjourne depuis ce mercredi, dans le cadre d’un accompagnement du processus de transition. Une opportunité que devra saisir sans doute le gouvernement de transition, pour exprimer ses attentes, notamment en matière d’expertise électorale.

Quand on sait que cette organisation est bien au fait de la cuisine électorale guinéenne. Ayant été invitée à maintes reprises au chevet de l’ancienne CENI, pour l’apurement du fichier électoral.

Mais l’OIF avait marqué les esprits en prenant ses distances avec le pouvoir d’Alpha Condé, engagé à l’époque dans son projet suicidaire de troisième mandat.

Révélant dans la foulée la présence de « 2.490.664 d’électeurs problématiques dans la base de données de la CENI ». Un pavé qui avait troublé la marre jaune, tout en apportant de l’eau au moulin des contempteurs du régime d’alors.

L’arrivée de cette délégation de l’OIF dans nos murs, a été précédée de celle d’une mission conjointe Cédéao-ONU. Venue aussi évaluer le processus de transition en cours. Avec en creux cette préoccupation relative au chronogramme de restauration de l’ordre constitutionnel.

La mission, tout en saluant la mise en place du CNT, n’a pas manqué d’exhorter la junte à lever le voile sur le chronogramme, devant conduire vers la restauration de l’ordre constitutionnel.

Le diplomate onusien Mahamat Saleh ANNADIF et Jean Claude Kassi Brou, président de la Commission de la Cédéao, et leur suite, ont quitté la Guinée sans rencontrer la classe politique. Ce cloisonnement est imputé aux autorités de la transition. De quoi raviver davantage la tension entre les forces vives et le CNRD. Deux camps qui se regardent désormais en chiens de faïence, faute de cadre de dialogue inclusif.

Le moment est venu de mettre fin à cette guerre picrocholine. Et pour cela, il va falloir s’en remettre à la sagesse du colonel Mamadi Doumbouya. Pour que soient pris en compte les avis des forces vives, dans la conduite de la transition.

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