Guerre au sein des syndicats : Le coup bas de Louis M’bemba à Aboubacar Soumah

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L’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) de Louis M’bemba Soumah ne ressemble plus à celle qu’elle était sous feu Dr Ibrahima Fofana. La CNTG de Amadou Diallo n’est plus ce qu’elle était au temps de hadja Rabiatou Sérah Diallo bien cooptée et encadrée par le secrétaire général de l’USTG.

Le SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) est une filiale de l’USTG. Avant le changement, Louis Mbemba dirigeait le SLECG, maintenant il dirige la centrale-mère, l’USTG. Une seule question à lui posée suffit de résoudre le problème : Est-ce que la lutte menée par Aboubacar Soumah dans ces revendications n’est pas légitime ?

On sait que qui veut tuer son chien l’accuse de rage, ce que semblent faire toutes les centrales alimentaires dont parle Aboubacar Soumah. Mais 100 millions suffisent-ils pour corrompre tous les enseignants de Guinée, quand ils savent que le mot d’ordre réel ne viendra que de Aboubacar Soumah ?

On craint que Louis Mbemba n’ait tiré les marrons du feu, parce que les promesses faites par les religieux ne sont pas prises en compte par le gouvernement et si par-dessus le plancher le bannissement de Aboubacar Soumah est prononcé sur les ondes des médias d’Etat pour l’accuser et le charger de toutes les fautes les plus élémentaires, c’est tout juste si Louis Mbemba n’a pas accusé Aboubacar de dément.

Qu’en dit Rabiatou Sérah ? En tant que présidente du CES, elle a bel et bien son mot à dire dans cet imbroglio qui, au sortir d’un autre bras de fer, ne sera pas à l’honneur à la gouvernance Alpha Condé. Mais aussi et surtout c’est un sacré coup à l’image des syndicalistes en dégénérescence.  Ce qui peut facilement se comprendre dans toute cette affaire, c’est que Alpha Condé l’a tellement caressée à lisse-poils qu’elle n’est plus capable de s’horripiler. On ne l’entendra pas encore cette fois comme on ne l’a pas entendue auparavant quand elle a menacé que pour arrêter un syndicaliste en Guinée, il faudrait que l’on lui marche sur le cadavre.

Quant au pouvoir, un pays sans répondant au point de vue syndical, est un pays qui va à vau-l’eau. Parce que les marins d’eau douce ne tiendront pas en mer démontée. Dans les prochaines compétitions dans la mondialisation, à la moindre adversité extérieure, ce sera le naufrage. Le gouvernement doit s’exercer à l’endurance des exigences syndicales et non simplement les bannir par des moyens détournés, par l’argent. Un sondage serait édifiant sur la popularité des syndicalistes proches du gouvernement et de ceux qui sont proscrits par ceux-là.

La paix et la quiétude ne s’obtiennent pas par l’accumulation des mécontentements et des frustrations. Où sont les religieux qui se sont mis la corde au cou ?