Grogne des enseignants: un coup dur pour les vendeurs ambulants de Conakry

05 décembre 2017 20:20:24
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La crise qui sévit dans le secteur de l’éducation depuis près d’un mois commence à impacté  le commerce. Au marché Madina, le plus grand centre de négoce du pays, les marchands ambulants ont été frappés de fouet par cette grève et s’en plaignent.  Depuis le début de la grève, leurs activités sont au ralenti. Ils souhaitent une solution rapide au problème qui paralyse le secteur éducatif en Guinée.

Il est 14 heures au Marché Madina où boutiques, magasins, kiosques sont tous ouverts. Etalagistes et vendeurs ambulants sont à la recherche de clients. Ce mardi, tout y  semble normal. Pourtant,  24 heures avant comme d’ailleurs depuis le début de la grève  des enseignants, le commerce tourne au ralenti. Une situation qui a des reperscussions très négatives sur  le chiffre d’affaires  de certains, constate sur place guineenews.

 

«La grève nous fatigue à Madina. Tous les jours, on vient pour vendre mais difficilement on trouve les marchandises pour revendre parce que même si tu as l’argent, les boutiques sont fermées, tu es obligé de retourner à la maison. Notre activité est au ralenti.  Hier par exemple, on est venu  mais puisqu’il  n’y avait pas de circulation,  on est rentré. Parce que s’il n’y a pas d’embouteillages, on ne peut pas revendre», se lamente  Aminata Sylla, une vendeuse ambulante.

En dehors du commerce,  beaucoup de secteurs d’activités sont paralysés par la grève. Conséquence, les citoyens se plaignent de la conjoncture actuelle.  Selon John Kamano,  ce manque criard d’argent se répercute directement sur son commerce.

« La grève n’est pas bonne et on est fatigué. On vient le matin et on trouve que les magasins sont fermés… Ne pouvant rien acheter, on retourne à la maison. Même si tu as de la marchandise, c’est difficilement que tu trouves un acheteur. Car, les clients disent qu’il n’y a pas d’argent actuellement à cause de la grève…», confie le jeune vendeur.

 « Ce sont les enseignants qui  donnent le savoir à nos enfants. S’ils sont mal payés, comment ils peuvent bien travailler. C’est impossible ! Donc, nous demandons  au gouvernement  d’écouter ces enseignants et de satisfaire leur demande », a plaidé Mariam Sylla, une autre vendeuse, favorable à la cause des enseignants.

De concert, les vendeurs souhaitent un consensus à cette crise afin qu’ils reprennent le rythme normal de leurs activités.