Grève des enseignants : Le mot d’ordre partiellement suivi, à Kindia

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Le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée n’a pas reculé, il a mis en exécution son mot d’ordre de grève ce lundi 12 février 2018. Certains enseignants de cette structure syndicale en service dans la capitale des agrumes ont boudé les salles de classe dans plusieurs écoles de la place.

Du primaire au collège tout en passant par le lycée, les cours ont été boycottés ce matin par endroit dans chacune de ces écoles ; partout dans les rues, les élèves étaient visibles, le corps professoral qui devrait s’occuper d’eux a carrément boudé les salles de classes.

Au lycée 28 septembre de ladite ville par exemple, les élèves des classes terminales sciences sociales ont été abandonnés eux-mêmes les cours. Mamadou Faro censeur dudit lycée nous décrit la situation : « Ce matin, nous avons constaté l’absence de certains professeurs dans les salles de classes. Au niveau des terminales sciences sociales, aucun professeur n’est venu. Par contre, d’autres sont venus et les élèves ont répondu massivement à l’appel. On avait même commencé les cours dans certaines salles où les professeurs ont répondu présent. »

Certes, ladite grève concerne le personnel enseignant, maisaujourd’hui, dans la cité des légumes, tout laisse à croire que certains élèves considèrent cette grève plus que les vrais acteurs, comme nous en témoignent ces deux élèves qui ont du mal à digérer la non présence de leurs collègues dans les salles de classes ce matin.

« Si les gens ne devraient pas venir, ce sont les enseignants ; mais on constate ici, les élèves eux-mêmes ne viennent pas. Nous constatons aussi que les élèves aussi grèvent plus que les professeurs », ont condamné Robert Bangoura et Saa Michel tous élèves dudit établissement.

Avant de demander aux parents d’élèves de garder leur enfant à la maison, le secrétaire général du SLECG Kindia Oumar Tounkara revient d’abord sur le mobile de cette grève. « Nous avons suspendu trop de grève sans avoir gain de cause, cette fois-ci, nous irons jusqu’au bout c’est-à-dire jusqu’à la satisfaction intégrale de nos revendications de certains points à savoir la levée de suspension du salaire du camarade Aboubacar Soumah, le paiement intégral des 40% avec effet rétroactif de la valeur monétaire du point d’indice à 1030, la fixation du salaire de base à 8 millions pour tous les enseignants. Nous demandons à tous les enseignants d’observer le mot d’ordre de grève ; aux parents d’élèves de garder leurs enfants à la maison », a-t-il lancé.