Gendarmerie : L’audition d’Aboubacar Soumah se poursuit, son avocat précise

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L’audition du syndicaliste Aboubacar Soumah par les Officiers de Police Judiciaire (OPJ) de la gendarmerie régionale de Dixinn, est rentrée dans sa quatrième journée, ce mardi 30 janvier. Au sortir de la salle, l’avocat de M. Soumah et cie, Salif Béavogui a déclaré à la presse que « son client ne se reproche de rien », a-t-on constaté sur place.

Dans son intervention, Me Béa a indiqué que son client est innocent et il a rejeté en bloc toutes les accusations. Par contre, dira l’avocat, Aboubacar Soumah a donné toutes les explications avec les preuves à l’appui et dans les conditions régulières.

L’homme en robe noire, Me Salif Béavogui a d’ailleurs, remercié les OPJ de la gendarmerie pour leur professionnalisme dans le travail et pour le respect des droits de son client. « M. Soumah n’a rien à craindre, nous reviendrons demain et la décision sera certainement prise par l’Officier de Police Judiciaire pour la poursuite des procédures », a-t-il fait comprendre.

Toutefois, Me Béa se dit rassuré ainsi que son client aussi qui ne se reproche de rien. « C’est une guéguerre entre syndicalistes. Je ne suis pas l’enquêteur, j’assiste mon client, il appartiendra à l’enquêteur de décider la fin de l’enquête. Mais, je pense que mon client a tout dit dans cette affaire. Et pour moi, il n’y a aucune infraction qu’on peut lui imputer », a fait savoir Me Béavogui.

Revenant sur l’enquête préliminaire, Me Béa rappelle : « Vous savez la police judiciaire traditionnellement recherche les infractions, elle réunit les preuves, les indices et défère les auteurs aux tribunaux. Une enquête, je pense que l’aboutissement, c’est devant le parquet. Nous attendons que le dossier soit devant le parquet. »

« Je pense que jusque-là, tout se passe très bien parce qu’aucune rigueur n’a été imposée sur mon client en dehors des va-et-vient pour les besoins de la procédure. C’est pourquoi, il rentre tranquillement chez lui et dès demain vous lui verrez pour la suite à partir de 12 heures », a-t-il conclu.