Frontière guinéo-malienne : Sur les pas des ministres Bouréma et Tiéman dans les zones litigieuses

06 décembre 2017 20:20:11
1

Les ministres guinéen et malien de l’Administration du Territoire ont bouclé le mardi 5 décembre, une tournée de sensibilisation des populations qui se trouvent de part et d’autre de la frontière entre la Guinée et le Mali.

A Kantedoubalandougou et Niaouleni, respectivement des districts de la Guinée et du Mali, les ministres Bouréma Condé et Tiéman Huber Coulibaly ont, au nom de leurs gouvernements respectifs, présenté leurs condoléances aux familles des victimes des affrontements meurtriers ayant opposé les 25 et 26 novembre ces deux localités et qui ont fait officiellement 17 morts dont des gendarmes maliens.

Le General Bouréma Condé, au nom du président Alpha Condé, a présenté une enveloppe d’une valeur de 100 millions de Francs guinéens aux familles des victimes du Kantedougoubalandou et une autre de 5 millions de Francs CFA à celles de Niaouleni. Quant à Tiéman Huber Coulibaly, il a remis la somme d’un million de Francs CFA aux victimes guinéennes de Kantedoubalandou au nom de son gouvernement.

Les populations des deux localités malgré ces gestes de compassion, n’ont pas manqué de demander instamment aux émissaires des deux gouvernements, la matérialisation des frontières. C’est pourquoi, l’assurance de la mise en œuvre rapide du traité bilatéral signé depuis mars 2015 surtout en son point portant sur la matérialisation des frontières a été donnée aussi bien par le général Bouréma Condé que par Tiéman Huber Coulibaly.

Rappelons que les affrontements des 25 et 26 novembre dernier ont opposé d’une part orpailleurs Guinéens et Maliens et d’autre part les chasseurs Guinéens et des gendarmes Maliens. Le bilan outre les dégâts, fait état de 17 morts dont 4 gendarmes et des matériels notamment militaires saisis.

Après cette visite conjointe de terrain assez laborieux sur des routes impraticables et poussiéreuses, le constat révèle une certaine tension surtout du côté Malien à Niaouleni. Là, une forte présence de l’armée malienne apparemment sur le-qui-vive était perceptible dans la soirée du mardi.

Amadou Timbo Barry, de retour de la frontière guinéo-malienne pour Guinéenews©.

  • Pigoss Camara

    Il est stupide d’entendre qu’il existe encore une frontière ente la Guinée et le pays frère le Mali.
    Il ne serait pas tard que les gouvernements des deux pays , se mettent d’accord pour pour la nation mendingue.