Fria : La grève des enseignants partiellement suivie

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Le mot d’ordre de grève lancé par Aboubacar Soumah secrétaire adjoint du SLEEG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) est partiellement suivi par les enseignants. Les élèves ont totalement boudé les classes dans la quasi totalité des établissements, a constaté la rédaction locale de Guinéenews© sur place.

Les établissements visités ce matin sont vides de leurs contenus, les élèves ont boudé les classes par endroits même les deux plus grands lycées Cabral et Tito ont vu les portes des classes fermées, ce qui explique le suivi de la grève

Certains enseignants trouvés sur place ont clairement avoué sous l’anonymat que Arabé Condé la directrice de l’éducation de Fria à instruit à tous les chefs d’établissements de faire la liste des enseignants absents. « Je suis ici ce matin à l’école malgré moi. Heureusement que les élèves ne sont pas venus et je m’en vais vous dire que je suis avec Soumah. La directrice de l’éducation a envoyé voir si nous sommes présents, on lui remonte l’information. Chacun est libre de suivre ou non la grève. Nous les enseignants sommes divisés », déclare un enseignant sous l’anonymat.

Une accusation bottée par la directrice préfectorale de l’éducation qui, selon elle, est préoccupée par la réussite des élèves. « Mon souci, c’est la réussite des élèves, je n’ai obligé personne à suivre ou pas la grève. Seulement, j’ai dit aux enseignants de dispenser les cours aux élèves présents et je demande aux parents de laisser les enfants venir à l’école », a-t-elle affirmé.

Cette grève n’est pas profitable aux élèves des classes de terminale qui souhaitent que les acteurs trouvent une solution. « Je dirais que cette grève n’est pas bonne pour nous les candidats, car elle perturbe nos cours. Comme les professeurs ne sont pas bien payés, on les soutient mais ils n’ont qu’à penser à nous les candidats en faisant un sacrifice. Je demande aussi au gouvernement de comprendre les enseignants. S’ils sont mal payés, ils n’ont qu’à organiser des cours de révision pour nous demander de l’argent », a dit Aminata Diallo élève en terminale sciences sociales au lycée Toto.

L’association des parents d’élèves trouve cette situation regrettable et sollicite la reprise immédiate des cours pour l’intérêt dès enfants. « Par rapport à la situation qui prévaut ce matin, je souhaite que chacun se ressaisisse et se retrouve autour de la table pour une sortie de crise, sinon ce serait regrettable si ça continue comme ça. Depuis le matin, je fais la ronde et c’est le même constat, pas d’élèves et d’enseignants par endroit, c’est dommage », a confié tout déçu Elhadj Djakariaou Bah membre de la coordination préfectorale de l’APEAE (association des parents élèves).

Les chefs d’établissements quant à eux, se sont vus obligés de libérer le peu d’élèves présents en les exhortant de revenir demain mardi. La question est de savoir si ce message sera tombé dans de bonnes oreilles ?