Fête du 31 décembre : Le récap policier de tous les accidents, des plus anodins au plus spectaculaires

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A la faveur des festivités du 31 décembre dernier, la police a enregistré à l’échelle du territoire national, 05 accidents, 02 morts, des blessés graves et des dégâts matériels importants.

Pour contenir une circulation routière très dense pendant les fêtes de fin d’année, la police, il est important de le souligner, s’est déployée depuis la nuit de la Saint-Sylvestre jusqu’au lendemain du 1er janvier.

Ainsi, les dispositifs mis en œuvre le 24 décembre ont été améliorés et dupliqués pour davantage sécuriser les citoyens en cette fête du nouvel an qui mobilise toujours beaucoup de monde.

De Kaloum à Dubréka et Coyah, on a constaté la réinstallation des barrages-ralentisseurs, des patrouilles pédestres et motorisées. La police a fait un travail préliminaire de repérage et d’identification de 166 bars-dancings et 36 axes routiers considérés à risque, qui ont été mis sous surveillance constante.

Ces mesures ont permis de contenir certaines ardeurs constatées chez des conducteurs dont l’enthousiasme ou l’exaltation pouvaient provoquer des accidents.

Des cas d’excès de vitesse, de surcharge, de défaut de casque protecteur, d’état d’ébriété manifeste ont été enregistrés chez bon nombre d’usagers, automobilistes et motocyclistes compris.

Le Directeur National de la Sécurité Routière annonce pour la ville de Conakry, 05 accidents, 02 morts, des blessés graves et des dégâts matériels importants.

Selon Hamidou Babacar Sarr, contrôleur  général de police, c’est la commune de Dixinn qui a enregistré le premier cas survenu dans l’après-midi du 31, bien avant la mise en place des dispositifs de sécurité. Deux motocyclistes se sont heurtés sur la route de Donka, à hauteur du tribunal de 1ère instance de Dixinn. Le bilan a été de deux morts et des dégâts matériels importants.

A Matoto, deux accidents avec deux blessés graves se sont produits, qui ont impliqué encore des motos. Dans le premier cas, deux motocyclistes sont entrés en collision et dans le second, une autre moto est « entrée en conflit » avec un camion.

La commune de Kaloum, réputée pour son «calme» habituel a  enregistré aussi un cas d’accident à l’issue inattendue.

Un agent de police qu’une voiture a heurté au pont 8 novembre, avait enregistré des blessures légères. Alors que l’on pensait l’incident clos, sans suite et qu’il n’était pas répertorié dans les statistiques de la nuit du 31, son état a empiré et il en est mort le lendemain 1er janvier.  A la surprise générale !

Pour l’intérieur du pays, il n’a été enregistré qu’un seul cas d’accident survenu dans la commune urbaine de Kissidougou.

Il s’agit d’un choc entre deux motos dont l’un des conducteurs a été sévèrement atteint, ayant perdu trois dents.

 La police note que les engins à deux roues ont été très fréquemment impliqués dans les accidents des fêtes de fin d’année. Leurs conducteurs sont réputés imprudents et dans la majorité des cas, ignorants des règles élémentaires de conduite.

Des dispositions sont à l’étude pour infléchir cette tendance.

Le chef du Département de la Sécurité et de la Protection Civile a  instruit la  Direction Nationale de la Sécurité Routière d’élaborer et de mettre en œuvre un projet de formation des personnels de la sécurité routière et des conducteurs de motos taxis.

Pour ce second volet, le directeur national souligne que l’étude est en cours. L’activité qui démarre bientôt, sera menée  en partenariat avec les associations socioprofessionnelles qui régentent le secteur.