Faranah : Les enseignants veulent entendre tout sauf le chemin de l’école

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Si la grève précédente du 13 novembre a été partiellement suivie à Faranah, cette fois, elle a été largement suivie dans toutes les institutions d’enseignement public (primaire, secondaire). Comme d’habitude, ce matin, les responsables d’établissement ont ouvert les directions et salles de classe pour attendre les élèves et chargés de cours. Les élèves se sont présentés dans certains établissements mais beaucoup d’enseignants ont boudé les classes. Certains chargés de cours qui ont répondu présent dans quelques écoles ont entretenu les élèves de 8 heures à 10 heures. Parfois, on trouvait dans ces salles de classe près d’une dizaine d’élèves. A partir de 10 heures, les cours ont été complètement paralysés. Ceux qui avaient les cours du soir, élèves et enseignants ne se sont pas présentés.

Pour toucher du doigt des réalités, la redaction locale de Guinéenews© a fait un tour de tous les établissements de la ville. A l’école primaire du camp militaire, seulement six (6) chargés de classe se sont présentés pour entretenir les enfants jusqu’à 10 heures où les cours se sont soldés par jet de pierres par certains élèves, a-t-on constaté sur le terrain. Le constat est que pendant le parcours, aucun chef d’établissement ni chargé de cours ne voulait parler au micro d’un journaliste. Mais en ville et dans les bars café, les enseignants veulent entendre tout sauf le chemin de l’école.

Ainsi, c’est une première journée de grève largement suivie dans la commune urbaine mais dans les sous-préfectures jointes au téléphone, les cours ont eu lieu, comme la sous-préfecture de Banian par exemple. Du collège Niger en passant par le lycée régional d’application Gamal Abdel Nasser, le lycée-collège Donka, le collège Faranakoura, le collège II, le groupe scolaire privé Virginie et l’école primaire Salé Laye Samoura etc., il n’y a pas eu cours.

Partout en ville, les parents d’élèves sont inquiets d’envoyer les enfants à l’école. Pendant ce long parcours, le constat est que le mot d’ordre de grève des enseignants est loin d’être ignoré cette fois par la plupart des acteurs de l’éducation et beaucoup visiblement mécontents sont ferment sur leur décision.