Faranah : Le mot d’ordre de grève largement suivi en cette 2ème journée

13 février 2018 23:23:32
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Si lundi 12 février, date du déclenchement de la première journée de la grève,  il y a eu un service minimum de maintenance dans quelques établissements de la ville dans les sous-préfectures, mardi 13 février, les cours n’ont eu lieu dans aucune sous-préfecture. Ainsi, les enseignants restent toujours fidèles au mot d’ordre de grève lancé, a-t-on constaté sur place.

En effet, la situation a pris une proportion inquiétante et commence à s’empirer de plus en plus. Dans les propos de tous les enseignants, on entend le rehaussement minimum de salaire à cinq millions de francs guinéens (5 000 000 GNF).

À cause de cette grève, les élèves et parents d’élèves sont perturbés et ne savent pas quelle stratégie faut-il appliquer pour trouver solution. Car, les enseignants ont instauré un silence coupable entre eux et autres personnes sur le sujet de la grève.

Visiblement mécontents, les candidats des différents examens sont inquiets et se soucient de l’achèvement du programme d’enseignement de l’année. Les plaidoyers sont en cours mais à présent aucune solution n’est trouvée malgré les efforts fournis par les autorités scolaires. Toutes les sensibilisations invitant les enseignants à reprendre le chemin de l’école sont au point mort.

Interrogé par Guinéenews©, le secrétaire général du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), Alain Kognon Bilivogui précise : « Hier (lundi 12 février, ndlr), le mot d’ordre de grève était respecté à 80 pour cent et à 100 pour cent pour la journée d’aujourd’hui (2ème journée). Nous continuons toujours à aller en grève rassure. Le dernier mot, c’est Aboubacar Soumah. C’est Soumah seul qui peut lever le mot d’ordre de grève. Donc, la grève continue d’abord. Nous restons toujours fidèles au général Aboubacar Soumah. »