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Fadama Itala Kourouma publie son quatrième ouvrage chez l »Harmattan Guinée

« L’administration territoriale en Guinée ». C’est l’intitulé d’un ouvrage, quatrième du genre pour l’auteur Fadama Itala  Kourouma, édité par L’Harmattan Guinée. 

Dans son livre, l’écrivain émet l’avis selon lequel les bilans positifs tels que ceux engrangés par la gouvernance de la troisième République, s’étalant sur la quatrième République, sont certes élogieux, mais cela n’empêchera pas que le côté jardin soit dévoilé.

« Héritiers de la continuité de l’État, nous n’avons aucune ambition de ternir les réalisations, loin s’en faut. L’objectif recherché est d’instruire de ce qui est fait, mais aussi de dénoncer les manquements observés dans la perspective d’une amélioration », souligne-t-il.

Pour le cas précis, Fadama Itala Kourouma fait noter que le terreau de l’administration territoriale reste le ferment de la consistance de l’État subséquemment de la nation en construction dont elle occupe le côté solennel.

« Son existence seule ne suffit pas. Il faut lui imprimer une évolution dynamique conditionnant son efficacité au mieux-être de sa mission régalienne et de son rôle prépondérant de relais représentatif de l’État à la base », enseigne l’auteur, tout en précisant que la rédaction de cet ouvrage a été achevée avant le coup d’État du 5 septembre 2021. 

Selon l’auteur, le projet était déjà soumis à la procédure d’édition au moment où survenu le coup d’État du 5 septembre.

« Cela dit, toujours en toute transparence et honnêteté, les positions défendues dans cet ouvrage n’affectent en rien mes convictions personnelles. J’ai toujours affiché une loyauté sans faille aux régimes dont j’ai contribué à ma manière à l’édification en y apportant ma modeste contribution, même  dans la gestion de certains aspects relevant du secret d’État  pour lesquels j’ai été sollicité en ma qualité de commis de l’État drapé du manteau de la confiance. Ce que je ne dévoilerai jamais par obligation professionnelle de réserve et conviction intrinsèque », assure M. Kourouma.

« Cependant, l’honnêteté morale interpelle ma conscience pour livrer ma part de vérité à l’opposé de l’altération ou de la trahison. C’est dire que dans ce livre de portée technique, il est question de témoignages personnels, et certains, s’adossant à des égards sur des constats patents faits par le truchement d’opinions indépendantes, d’études sur les réalités. Le tout réalisé avec une pertinence avérée », poursuit-il.

En écrivant cet ouvrage, ce membre de l’Association des écrivains de Guinée déclare avoir voulu contribuer à la mise à disposition des professionnels de la gouvernance territoriale et du public accédant à sa lecture un référentiel des réalités de l’administration territoriale sur laquelle il n’existe que quelques études éparses et parcellaires.

A l’en croire, ces études éparses et parcellaires se confortent dans des réflexions parcimonieuses menées sur certains aspects ou domaines pertinents de l’architecture institutionnelle, superstructurelle et opérationnelle élaborée dans un but de qualification malheureusement demeurant calé dans les archives mal conservées, sans exploitation adéquate opportune.

La faute à qui ? 

Pour M. Fadama Itala Kourouma, il n’est point question de culpabilisation. Plutôt, il s’agit de dresser la description de l’état des lieux du secteur vital de l’assise du réceptacle de l’État qui doit assurer le service public obligatoire de qualité  aux populations, dans le respect de d’éthique, des principes cardinaux de bonne gouvernance territoriale.

La compréhension de l’État et des perspectives de l’administration territoriale se déclinent à travers le plan de travail suivant, structurant l’étude proposée en 12 chapitres abordant entre autres, les principales caractéristiques de l’administration territoriale, le constat général du fonctionnement de l’administration déconcentrée, l’évaluation du personnel de l’administration territoriale en poste, les organes consultatifs au niveau des régions administratives et des préfectures, la lettre d’orientation des administrateurs territoriaux, ainsi que la problématique de la gestion des élections des conseils de quartiers et de districts.

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