Exclusif – Menace de grève du SLECG : Deux syndicalistes arrêtés puis libérés, à Kissidougou

10 février 2018 1:01:37
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Deux syndicalistes du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée, fidèles à Soumah Aboubacar ont été arrêtés et conduits au commissariat central de Kissidougou, a constaté la rédaction locale de Guinéenews©. Il s’agit du secrétaire général du SLECG de la préfecture de Kissidougou, Alpha Oumar Barry connu sous le pseudo de AOB et la trésorière Madame Paulette Monémou.

Alpha Oumar Barry, interrogé par votre quotidien électronique explique comment ils se sont retrouvés au commissariat central. « En fait, le 31 janvier 2018, nous avions fait une déclaration à la radio locale relative au renouvellement du SLECG. Ensuite, on a décidé de déposer des couriers concernant la liste des membres du SLECG au niveau des autorités préfectorale et communale et les services de sécurité. C’est ce qui fût fait. Après la direction prefefron de l’éducation (DPE), la gendarmerie, la police, la justice de paix, nous sommes arrivés à la préfecture où la secrétaire nous a introduits au bureau du préfet. Arrivés là, nous avons trouvé des secrétaires généraux et certains cadres de la préfecture. Quand on leur a expliqué le but de notre visite chez le préfet, vraiment on a vu que celui-ci voulait nous intimider en disant que la grève qu’on veut déclencher le lundi 12 est illégale parce que Aboubacar Soumah est illégitime. Après ça, le préfet, Mamoud Cissé, nous a mis à la disposition du commissaire central qui était venu le voir. Et ce dernier nous a conduits au commissariat. Arrivés sur le lieu, j’ai cherché à joindre le Général Soumah, mais le numéro ne passait pas. J’ai quand même réussi à joindre l’avocat, Maître Salif Béavogui pour lui expliquer que nous sommes arrêtés. Dès après cette conversation avec l’avocat, ils nous ont immobilisés en nous intimant d’éteindre les téléphones avant de nous placé’er en garde à vue », a affirmé M. Barry.

« Après 30 minutes, poursuit-il, le commissaire est revenu et m’a appelé dans son bureau pour me demander pourquoi les dépôts de ces couriers avant de nous libérer. Le commissaire a dit qu’il n’est pas contre que nous réclamions nos droits mais qu’il craint de la violence…»

Pour sa part, le chef section pédagogique, Ibrahima Diakité, a affirmé que la DPE est en train de sensibiliser en ce moment. « On n’est pas informé de l’arrestation des syndicalistes. On est en train de sensibiliser les enseignants de ne pas suivre le mot d’ordre de grève du lundi 12. Et quiconque va tenter, il répondra de ses actes », a-t-il menacé.

Toutes nos tentatives pour joindre le préfet et le commissaire central de Kissidougou sont restées vaines.

Le SLECG, version Aboubacar Soumah, a lancé un avis de grève lundi 12 février pour protester contre le respect de l’engagement de la part du gouvernement. Ce dernier dit ne reconnaître que le SLECG version Soulyemane Sy Savané, qui selon Soumah est décrié par la base étant membre du conseil économique et social. M. Savané est en justice avec Soumah qu’il a accusé d’avoir volé les cartes syndicales, allégations qu’Aboubacar rejette catégoriquement.