Exclusif : La radioscopie de l’accord de 20 milliards US signé entre la Chine et la Guinée (Ministre)

08 septembre 2017 16:16:09
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«…Ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de credit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Ce n’est pas au gouvernement guinéen le dernier mot. Le gouvernement soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les memes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement… »

L’accord de coopération bilatérale faisant état d’un prêt de 20 milliards US signé le 4 septembre 2017 entre la Chine et la Guinée sur une période de 20 ans, a fait l’objet de beaucoup d’interprétations, de suspicions, voire même des spéculations. D’aucuns estiment que c’est un accord qui braderait nos ressources naturelles alors que d’autres murmurent que c’est un cash-flow qui sera viré dans le compte du trésor public domicilié à la BCRG.

Pour mieux éclairer la lanterne des ses millions de lecteurs, Guinéenews© a eu un entretien télphonique avec Kassory Fofana, ministre d’État chargé du partenariat public-privé, un des principaux artisans de sa signature pour décortiquer en termes clairs, de quoi s’agit-il réellement. Lisez !

«…La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance…»

Guinéenews© : En droit, quel est le poids ou la valeur juridique exacte de cet accord cadre lorsqu’on sait qu’il est conclu non pas entre les deux parlements chinois et guinéen, mais seulement entre le conseil présidentiel de la Guinée et la commission nationale du développement et de la réforme de la Chine ? En d’autres termes, le présent accord est-il contraignant et opposable ?

Kassory Fofana : Tout accord-cadre de ce genre n’a pas de conséquence juridique directe. C’est comme si vous parliez les dans le cadre des relations de coopération économiques, des grandes lignes d’un cadre de coopération. Dans le domaine du secteur privé, on parlerait du « memorandum of understanding (MOU) ». Au niveau publique, on utilise très peu cette expression, on parle plutôt de protocole d’accord, d’accord-cadre ou de convention. Ces arrangements conventionnels expriment les intentions des parties et les orientations qui définissent leurs relations sur tel ou tel sujet. Quand vous lirez l’accord-cadre en question, il est dit clairement que les deux gouvernements veulent aller vers une situation telle qu’à  l’horizon de 20 ans, ils vont pouvoir collaborer progressivement sur les financements et sur les investissements. C’est comme en droit privé, vous avez l’investisseur, vous avez l’argent avec le banquier qui fait l’intermédiation et vous avez le marché. Par exemple vous êtes un opérateur qui a une plantation de pomme terre et vous voulez vous équiper pour construire une usine de transformation de celle-ci en chips, mais vous n’avez pas d’argent. Vous aurez deux options. La première est de dire, je vais produire petit à petit, faire de l’accumulation de capitaux et construire mon usine. La deuxième option est de dire, j’espère que par mes moyens propres, il me prendra 15 ans pour me permettre de le faire. Mais puisqu’il y a quelqu’un dont le métier est de faire l’intermédiation financière, je vais prendre son à argent aujourd’hui et faire mon investissement pour arriver à mon objectif  à court terme et lui rembourser à moyen et long termes. La meilleure option, c’est de travailler avec l’argent des autres, vous rentabilisez les capitaux et vous remboursez vos dettes. C’est un principe connu en matière de finance ! Au niveau des États, c’est la même chose.

La Guinée a des ressources aujourd’hui qui sont sous terre, souvent pas évaluées. L’échelle de connaissance de leur teneur en terme d’utilité économique est très faible. Tout le monde doit savoir qu’on a un potentiel économique certes important mais valeur marchande, parce que ce non évalué. Quand vous lirez l’accord, vous verrez qu’en terme de ressource qu’il n’y a que trois sociétés qui sont visées à ce stade : le projet d’exploitation des blocs de Boffa Sud et Boffa Nord par Chalco, le projet bauxite alumine de CDM Henan Chine et le projet bauxite alumine de SPIC.

« …Ce sont les revenus fiscaux tirés de ces exploitations qui donnent une sorte garantie à la Chine pour se convaincre que La Guinée sera capable à faire face ses obligations d’emprunts…»

Guinéenews© : Le remboursement est garanti comme le dit l’accord non seulement par l’exploitation des ressources naturelles de la Guinée mais aussi par d’autres revenus autres que ceux qui proviennent du secteur minier. Au final, peut-on dire que  la Guinée tire un avantage particulier de cet accord-cadre ?

Kassory Fofana : L’esprit de l’accord c’est quoi ? Nous n’avons pas d’argent et nous voulons aller vite, on ne veut pas attendre qu’on ait Simandou demain avant de commencer  à réaliser nos infrastructures pour atteindre notre objectif de taux de croissance à deux chiffres. En demandant des emprunts, les institutions financières chinoises ne peuvent s’engager sans la garantie de l’Etat chinois. Dans cette opération, l’Etat chinois se porte donc garant tout en aidant son secteur privé : entreprises et banques chinoises.

Il faut que cela soit clair, le gouvernement guinéen ne donne pas en gage les ressources minières en terme de tonnage mais plutôt des revenus fiscaux à tirer des ressources minières concédées. Alors la partie chinoise est en droit de se demander qu’adviendrait-il si lesdits revenus fiscaux tirés des concessions ne suffisaient pas pour rembourser leurs prêts ? C’est en cela que la Guinée s’engage à combler tout gap par ses propres ressources.

L’un des aspects importants à souligner est que cet accord est incitatif pour accélérer la prospection minière en Guinée dont l’évaluation des ressources n’est pas connue à part Simandou et quelques sites de bauxite et d’or. Grâce à cet accord, l’État chinois donnera des moyens à ses entreprises pour aider à faire des études de prospection conformément au code minier guinéen. Cela signifie que les entreprises chinoises vont se bousculer à faire des demandes de permis d’exploration. Ce qui nous économise du temps et des efforts dans la recherche des moyens destinés à la prospection minière. Il n’y pas d’exclusivité. C’est l’un des avantages d’un tel accord, car la prospection c’est souvent cher et à fonds perdu. Dès lors que la probabilité de trouver des ressources exploitables est hypothétique   !

Un accord comme ça permet aux grandes sociétés chinoises de prendre des risques, parce qu’elles savent que l’État chinois est derrière. Puisque ce sont essentiellement des entreprises chinoises d’Etat,  s’il y a une perte, c’est l’État chinois qui en paye le prix. Ça c’est un avantage très important pour la Guinée.

Un autre avantage pas des moindres, à chaque fois qu’une entreprise découvrira un gisement exploitable, c’est la moitié qui lui sera cédée conformément au code minier guinéen. L’autre moitié reviendra à l’État qui a la faculté dès lors de donner à d’autres investisseurs. Vous le savez bien.

Une fois que les concessions sont données et les sociétés créées avec les investisseurs chinois, c’est la phase d’exploitation qui génère des revenus fiscaux pour la Guinée. Ce sont les revenus ainsi tirés de ces exploitations qui donnent une sorte de garantie à la Chine pour dire que la Guinée sera capable de rembourser cet important prêt de 20 milliards US.

« …La fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport a la prime de risques sur la Guinée et des reconditions du marché financier, toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.. »

Guinéenews© : L’accord cadre ne dit pas si les prêts qui seront accordés le seront selon un taux préférentiel ou celui avantageux. Concrètement, c’est quoi le taux d’intérêt sur ce prêt de 20 milliards US ?

Kassory Fofana : Les Chinois ont été clairs avec nous. Ils ont suggéré une approche progressive. D’où l’objectif de 20 milliards sur 20 ans. C’est pour cela qu’au titre de l’année 2017-2018, la première tranche est fixée  à un milliard quatre cent millions de dollars américains (1.400.000.000 USD) avec une anticipation sur les revenus des trois premières sociétés chinoises ciblées. Demain, si les négociations sur Simandou, qui ne fait pas partie de cet accord, aboutissaient, l’on pourrait augmenter l’enveloppe annuelle à deux, trois ou quatre milliards de dollars US par an.

L’on peut dire que les conditions financières ne sont pas concessionnelles. Elles ne sont pas non plus commerciales, parce qu’elles comportent une part de subventions indirectes de l’Etat chinois par voie de bonification des primes d’assurance. En terme clair, il y a une décote d’au moins 20% par rapport aux conditions du marché.

Maintenant, en ce qui concerne l’opérationnalisation des accords de financement, c’est l’approche projet par projet qui est retenue. Chaque projet aura un accord de financement spécifique. Et chaque accord de prêt fera l’objet de ratification par l’Assemblée nationale. C’est à ce niveau qu’on pourra parler d’engagement ou d’obligation financière de l’Etat. Vous avez donc un accord général, celui qui est signé et qui exprime le cadre, les intentions et le modus operandi des parties. Aucun des deux pays concernés n’amènera l’autre devant une juridiction parce qu’il n’y pas d’obligation « binding » au sens financier du terme. Mais demain, pour faire la route Coyah-Mamou-Dabola pour une enveloppe de près de 400 millions US, il y aura un accord de financement qui sera signé entre le ministre guinéen des Finances et le consortium des banques chinoises. Lequel accord va être soumis à l’Assemblée nationale guinéenne pour ratification. Ladite Assemblée fondera sa décision sur l’objet de l’endettement et sur l’assurance ou non qu’on pourrait faire face au service de la dette par les revenus fiscaux tirés des entreprises chinoises ou d’autres revenus de l’Etat. C’est fort de cet argument que l’assemblée donnera son quitus et ratifiera l’accord. C’est comme ça que ça va fonctionner ! C’est un cadre général de coopération qui se passe entre les États, comme je l’ai déjà dit tantôt. Les obligations financières seront par projet et en fonction de la viabilité de chaque projet.

Donc, concrètement, la fourchette du taux d’intérêt applicable sera comprise entre 4 à 6% dépendant de la nature des projets. C’est absolument un bon taux par rapport à la prime de risques sur la Guinée et des conditions du marché financier ; toute chose qui induirait un taux autour de 8 à 15% en général.

Si vous prenez par exemple Afri Exim Bank de Caire ou le guichet commercial de la banque africaine de développement (BAD) ou les conditions de prêt de la société financière internationale (SFI), vous ne verrez pas de taux en dessous de 6%. La ministre des Finances a bien négocié les conditions générales de financement avec le consortium des banques chinoises dont le résultat est un taux bonifié qui est en deçà des conditions du marché.

Il est donc important de souligner que ce n’est pas une ligne de crédit tout azimuts qu’on nous donne. Chaque projet éligible à la ligne de crédit sera soumis à une étude technico-économique de faisabilité pertinente. Si Le projet est rentable, le jugement est à la discrétion des banques chinoises en dernier ressort. Le dernier mot ne revient pas au gouvernement guinéen. Il soumet les dossiers de financement aux banques chinoises dans les mêmes conditions qu’un privé demanderait des prêts. S’il est démontré que les cash-flow à terme sont positifs et la rentabilité garantie, les banques acceptent le dossier de financement.

«…Aucun centime ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée… »

Guinéenews© : Les Guinéens ordinaires pensent que les Chinois vont donner directement ces 20 milliards US au gouvernement guinéen tout de se suite pour faire sa propagande politique. Parce qu’un tel accord tel que vous l’avez étayé reste très avantageux pour la Guinée, mais il se trouve qu’il est très mal perçu par eux…Qu’en dites-vous ?

Kassory Fofana : Justement, c’est le rôle d’une presse sérieuse telle que la vôtre pour faire comprendre à nos compatriotes l’esprit et les mécanismes qui sous-tendent l’esprit de cet accord important pour le développement économique de la Guinée. Aucun centime ne transitera ni dans un compte du trésor public ni dans celui de la banque centrale de la République de Guinée (BCRG). Ce sont des projets spécifiques qui seront soumis aux banques chinoises, qui, une fois la rentabilité démontrée, acceptent et financent. Et les appels d’offres seront lancés aux entreprises chinoises. Là aussi, on doit comprendre qu’aucun pays ne donne du financement dans le cadre d’un accord bilatéral et que les entreprises de pays tiers  en profitent. C’est une règle universelle ! Quand la France donne de l’argent, c’est aux entreprises françaises que ça profite ; quand  l’Amérique donne, c’est aux entreprises américaines que ça profite. Mais lorsque la banque mondiale ou la BAD donne, les marchés sont ouverts aux entreprises des pays actionnaires dans ces institutions. Ce n’est pas l’argent cash qu’on donne au gouvernement  guinéen. Cela doit être très clair ! Une fois que les projets sont approuvés, les contrats signés, l’argent quitte des comptes des banques chinoises pour les comptes des entreprises adjucatrices des différents marchés. Donc, rien ne tombe dans les caisses de l’Etat. L’argent est dépensé selon des mécanismes et procédures de transparence bien définis.

«…Tous les marchés sont examinés et validés par les cabinets occidentaux. Et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour s’assurer du contrôle de qualité et de la sincerité des coûts…» 

Guinéenews© : C’est bien beau de dire qu’on ne reçoit pas d’argent en liquide, mais on s’en dette tout de même pour financer nos projets de développement. Alors, comment l’État va s’assurer du contrôle de qualité des travaux d’infrastructures qui seront réalisés par les entreprises chinoises étant donné que notre expertise est limitée en la matière ?

Kassory Fofana : Les choses se passeront comme dans le cas du projet Souapiti (projet d’un coût d’un milliard et demi), où nous avons fait appel aux services de TEC, un cabinet franco-belge d’études et de contrôle. Ce cabinet a revu l’étude de faisabilité technique et financière du projet de barrage. Il a eu des séances de travail avec l’entrepise chinoise chargée  des travaux pour corriger les imperfections de l’étude de faisabilité. Le cabinet et l’entreprise chinoise ont ainsi optimisé les conditions de réalisation du projet Souapiti. Dans cet exemple, le contrat des marchés est donné à une entreprise chinoise (parce que le marché est chinois) et le contrat de supervision est revenu à un cabinet occidental. C’est à la lumière de cette expérience réussie que le président de la République a donné des instructions très claires sur le mode d’exécution de cet important accord bilatéral. À cet titre, les études de faisabilité effectuées dans le cadre de réhabilitation de la route Coyah-Mamou-Dabola, ont été vérifiées par un bureau d’études français (Regis) pour garantir la pertinence des études techniques et les coûts du projet. La revue technique par le bureau d’études a permis des ajustements techniques du projet et des économies sur son coût de réalisation. L’application des instructions du président de la République permettent ainsi de se prémunir contre des risques de surfacturations comme ça été le cas dans certains pays en Afrique.

Bref, tous les marchés seront examinés et validés par les cabinets occidentaux et tous les travaux seront supervisés par ceux-ci pour garantir la qualité des ouvrages et la sincérité des coûts.

«…Il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants…»

Guinéenews© : Quels sentiments vous anime après avoir été un des artisans majeurs de la signature de cet accord et surtout son opérationnalisation pour celui qui connaît la lourdeur administrative guinéenne ?

Kassory Fofana : C’est un sentiment d’optimisme pour l’avenir économique de la Guinée doublé d’un sentiment de confiance aux perspectives de croissance à deux chiffres projetées par le président Alpha Condé. En effet, cet accord garantit des ressources annuelles d’un montant minimum d’un milliard de dollars d’investissement et cela pour les 20 prochaines années. Ceci est très important pour l’avenir de la Guinée et des Guinéens. Et par cet accord, le président Alpha Condé aura donné à la Guinée les moyens substentiels de son développement économique. Il aura réussi son pari de changer la Guinée au delà de ses mandats présidentiels.

Bien sûr, il appartiendra à l’administration guinéenne dont nous connaissons les insuffisances de faire preuve d’efficacité pour assurer la mobilisation de ces financements importants. Là aussi, le président de la République m’a donné des instructions fermes en ma qualité de président du pool économique de lui présenter des propositions garantissant les conditions d’exécutions optimales de cet accord de coopération sino-guinéen. Je m’y emploierais en coordination avec le gouvernement de la République.

Interview réalisée par Youssouf Boundou Sylla, pour Guinéenews©

 

  • Alpha Oumar Telli Diallo

    Mon Dieu j’ai tout lu et je ne suis toujours pas clair sur les détails de ce qui se prépare.
    – Nul part ne ressort les garanties de check & balance sauf avec des sociétés privées inconnues et choisies unilatéralement donc sûrement des vaches a lait du système.
    – Dire « société occidentale » ça veut bonne gestion ?
    – Contrat et appels d’offres chinois approuvés uniquement par des banques chinoises sans les guineens ?
    – Aucune gestion financière des prêts par la Guinée ?
    – A l’administration guineenne de se débrouiller pour se montrer efficace pour gérer 20 milliards USD alors qu’elle ne peut pas le faire pour 20 millions GNF ?
    – Aucun mot sur la capacité d’absorption de tous ces financements par notre pays ?

    J’ai plutôt l’impression de lire Madof qui nous justifie la validité de son montage Ponzi.

  • SYMBO

    Compte tenu du caractère hypothécaire de cet accord, j’apprécie cet article, mais il serait mieux de mettre à la disposition des guinéens l’accord proprement dit ou à défaut les extraits clés.

  • abedi

    Nous avons été clair, que le continent africain veut réellement prendre sa route en main, qui la conduirait à la place qu’elle mérite étant le poumon fonctionnel du monde. Nous restons clair pour tous, que la dette n’est autorisé dans aucun état d’Afrique. Si les états veulent arriver sur le bon point de rendre leurs peuples la liberté d’amélioration et du développement, c’est l’unité qui est prioritaire, si vraiment nous ne constatons pas un manque de volonté, mais fort malheureusement c’est le cas. C’est pourquoi le milieu ou le silence est nécessaire n’est pas de ce siècle. Un père de famille peut être silencieux quand un ligne de conduite soucieux est réalisé dans sa famille, mais à cette allure de la façon que les choses se passent en Guinée, qu’elle père peut voir sa famille ainsi, sans apporter ce qui est nécessaire pour qu’il y ait de l’équilibre. Parce-que si c’est la politique actuelle et continuelle de la Guinée, il y aura encore des défis incalculable à surmonter pour l’avenir des futures générations . Pendant que l’Afrique inspire d’un élan qui projette son parcour vers la sienne, il faut qu’il y ait des tentations, mais en même temps, des pièges pour revoir les copies, en lançant des défis de séduction pour séduire qui ? Écarter nous de ses chemins, car ce que allahou soubhanna wa taala nous a accordé vaut plus que tout ce qu’on nous donne dans ce monde, et nous restons fidèle à la justice et la compréhension. Il y a quoi que l’Afrique n’aura pas dans ce monde étant uni et dans la croyance ? Nous apprécions la proposition chinoise, mais nous ne préférons pas la dette, mais que l’Afrique soit unie pour le meilleur de nos peuples avec les valeurs. Les contrats sont négocier à sortir les richesses de l’Afrique, sans apporter les emplois durable à la population, comme construire des usines de transformation ou autres . Nous n’accepterons pas les dettes, l’Afrique à des potentiels dans tout les secteurs du développement, mais certains dirigeants ont décidé de trahir pour combattre la vérité, au prix de leurs vies, mais aussi continuer à vendre l’avenir des générations à venir, nous n’accepterons pas la dette, quelque soit sa forme. L’Afrique doit créer sa propre monnaie et nous n’allons plus continuer à vendre l’avenir de génération pour ça la jeunesse dit que ça suffit. Nous n’avons pas entendu la Chine se prononcer de cet accord, mais nous aimerions bien les conseils, pour éviter les divergences des relations entre le continent africain et les collaborateurs . Et ce ne sera pas sur un terrain de pagaille qu’on va transformer la Guinée, parce-que le pétrole a été trouvé. Et comment sera l’avenir des africains, à rembourser les dettes ? Ça ne sera pas cette génération, non celles à venir, car l’Afrique doit retrouver son unité. Et que les réformes d’une nouvelle Afrique qui émerge soient aussi considéré et respecter , parce-que l’Afrique souhaite la paix pour ses relations avec le monde. Espérant que la Chine comprendra. Que marigui mengue bénisse les croyants et bénisse l’Afrique et le reste du monde.

  • CONDÉ ABOU

    Cher Monsieur Sylla Youssouf Boundou, bonsoir. Je viens à l’instant de vous lire. Merci pour la qualité de la plume et pour la pertinence de vos questions au Patron du Département des Investissements publics et du partenariat public-privé, le Ministre d’Etat Dr. Ibrahima Kassory Fofana.

    Ceci dit, ce projet d’Accord Cadre de 20 Milliards de Dollars US, est un mirage voué à un échec complet et je m’empresse de vous en dire pourquoi, juste en quelques mots, sans vous encombrer de détails superfétatoires sur la lecture de tous les chapitres que cette interview met en lumiere pour tout observateur.

    (1)Le plus grand malheur dans la philosophie économique de ce régime, c’est qu’il ne tire jamais les leçons du passé, et n’a jamais su faire la part des choses entre ses propres forces et ses faiblesses.

    Dire que le Président de la République n’a pas de capacité de mobilisation à l’international, serait tout simplement du mensonge, en regardant son bilan au cours des 2 mandats présidentiels 2010 -2015 et 2015 à aujourd’hui. Plusieurs arguments sont là pour le prouver: il y a le résultat très positif obtenu en Septembre 2012 pour arriver au point d’achèvement du PPTE, le succès de la mobilisation internationale pour combattre l’épidémie sans précédent d’Ebola que le pays a connue entre 2013 et 2015 et puis, il y a la liberté de la Presse.

    Mais pas seulement. Il y a la réussite incontestable du projet Kaléta, les investissements hôteliers formidables, la construction des infrastructures administratives régionales. Sur le plan diplomatique, le retour spectaculaire du pays dans les relations internationales, y compris l’obtention de la place actuelle à la tête de l’Union Africaine ou le progrès dans la représentation du pays dans les organisations sous régionales. Okay.

    (2)Le gros revers de la médaille, c’est qu’il conçoit le développement comme un levier qui ne fonctionne qu’à partir des facteurs exogènes et non à partir des facteurs internes et qui manquent cruellement de résultats

    Ceci concerne l’échec de la décentralisation et de la gouvernance locale, rien qu’en regardant le fait que les Communes, Préfectures et Régions ne disposent d’aucun budget autonome viable pour leur permettre de fonctionner. Résultat: en l’absence de ressources budgétaires locales, absolument rien n’est possible pour parler de développement local ou à la base, en dehors des subventions aléatoires du Budget national. Allez savoir quelle est la justification de la suppression des impôts per capita en Guinée depuis 2011, et comment expliquer cette politique de centralisation à outrance, inutile et inefficace.

    (3)Quel pays en Afrique a pu vaincre la pauvreté absolue dans une large mesure, sans avoir fait des progrès dans le secteur primaire (agriculture, peche, élévage, etc..) et dans le secteur secondaire, notamment l’industrie et la transformation des matières premières sur palce ?

    Prenez les meilleurs exemples du continent, l’Ethiopie (100 millions d’habitants), la Côte D’Ivoire, le Rwanda, l’Ouganda, l’Afrique du Sud en dépit de son potentiel minier extraordinaire, le Maroc, et j’en passe.

    Où sont les résultats du secteur agricole et de l’agro-business de la Guinée, en termes de productivité agricole dans les campagnes et de capacités du pays à l’exportation sur les marchés extérieurs. Vous ne pouvez comparer les résultats de la Guinée avec ceux d’aucun pays de la Sous région, au moment où la propagande officielle se vante de nouveaux projets miniers.

    Qu’ils veuillent nous entendre ou pas, le secteur minier dont personne ne nie la place dans la croissance économique actuelle du pays, ne pourra jamais faire sortir la Guinée de la pauvreté, dès lors qu’il ne peut créer ni suffisamment d’emplois pour l’écrasante majorité des Femmes et des Jeunes en quête de sources de revenus, ni garantir la prospérité économique du pays.

    L’industrie minière en Guinée, est tout simplement fermée dans une sorte d’enclave qui ne profitera jamais à la majorité des compatriotes.
    La richesse créée par le secteur minier partira pour l’essentiel aux compagnies minières et aux capitaux etrangers qui ont investi sur place, aussi bien en termes de dividendes que de ressources pour le financement de peurs projets de renouvellement de l’outil de production.

    La part de la Guinée (impôts, taxes et dividendes) restera toujours faible en termes de part dans la valeur ajoutée. Et puis qui profitera de cette part de la Guinée ? Les populations ? Non, pas du tout, c’est l’élite budgétivore en première ligne, et ça se voit tous les jours.

    (4)Le portefeuille de l’Etat. Quelle entreprise publique ou parapublique fait du résultat en Guinée ? Le secteur des Télécoms ? Demandez les chiffres de la Sonatel au Sénégal, la différence est comme entre ciel et terre.

    Le secteur de l’eau, les transports publics (Sotragui, les Chemin de fer, la navigation maritime, etc..), l’assainissement de la voirie urbaine à Conakry et dans les grandes villes de l’intérieur, où sont les chiffres ?

    La pèche, l’Élevage, et l’artisanat de la Guinée, où sont leurs chiffres ? Que le Gouvernement nous les montre. Il n’y a absolument rien de positif, en comparaison des résultats des pays voisins comme le Sénégal, le Mali sans parler de la Côte D’Ivoire.

    Montrez-nous le système de contrôle et d’Inspection des Finances Publiques en Guinée. Que fait le régime pour répondre aux récurrents constats, que dis-je aux interpellations internationales en matière du climat des affaires, du Doing Business, et de la transparence dans l’ensemble de la gouvernance économqiue ?

    Quel pays en Afrique a pu faire des résultats sur la longue période en dehors du système de contrôle rigoureux des finances publiques ? Ce qui se passe en Guinée est aux antipodes de la bonne gouvernance et les démagogues et tous ceux qui mentent au Président de la République peuvent continuer de surfer sur leurs discours contreproductifs et négatifs. Ils ne tromperont que ce régime.

    (5)Venons-en à l’Accord Cadre de coopération Sino-Guinéen et aux incidences budgetaires et economiques. Le Produit Intérieur Brut de la Guinée, en 2016 était officiellement aux alentours de l’equivalent 6,5 milliards de Dollars US.

    En 2017, la dette publique de la Guinée se chiffre à 48% du produit intérieur brut (PIB), dont 30% environ de solde externe, selon les sources officielles du Gouvernement Guinéen lui-même.

    Le meme Gouvernement dit qu’il a mis en oeuvre des mécanismes de maîtrise de la dette extérieure, en proscrivant tout financement monétaire du déficit depuis 2011.

    Que montrent les chiffres au niveau des comptes publics nationaux ? Le niveau d’inflation attendu en 2017 est de 8,4% contre 20,6% en 2011, le niveau des réserves des changes tournera probablement aux alentours de 3 mois de couverture des importations.

    Quels sont les résultats chez nos principaux voisins: l’inflation dans toute la zone UEMOA ne dépasse nulle part 2,5%, et il est d’ailleurs largement inférieur à 1,5 % dans certains pays depuis plusieurs années. C’est le cas de la Côte D’Ivoire sortie de la crise politico-militaire en 2011, et du Sénégal, particulièrement depuis l’arrivée au pouvoir du Président Macky Sall.

    Or tout le monde sait qu’en Guinée, ce n’est pas la Banque Centrale (BCRG) qui est la source des problèmes financiers et monétaires du pays, mais le déficit chronique du Budget de l’Etat.
    Avec un PIB de 6,5 Milliards de Dollars US après environ 60 annnées d’indépendance, comment peut-on rêver qu’en l’espace de 20 ans, ce pays soit capable d’absorber 20 Milliards de Dollars US venant des Banques Chinoises ?

    C’est même ridicule et absurde. C’est impossible, ce pays même dans le cas de figure d’un prêt direct cash de la part des Chinois, de 10 milliards de Dollars US, ce pays ne pourra pas s’en sortir même dans 100 ans dans les conditions actuelles de la gouvernance économique de la Guinée.

    Le nouveau Plan national du développement économique et social (PNDES) pour la période 2016-2020, a été bâti sur un budget prévisionnel de 14,5 Milliards de Dollars US.
    Quelle est la clé de répartition des sources de financement ?

    Il y a environ 30% de ce plan qui seront financés sur fonds propre de l’Etat (budget national de développement, BND), alors que 38% du financement devrait être recherché auprès du secteur privé, dans le cadre du partenariat public-privé (PPP).

    Dans la logique du partenariat extérieur, le montant à rechercher serait donc, de 4,6 milliards de Dollars US, soit 32% du coût total du plan. C’est sur cette base, que ce plan de développement, a été projette avec un objectif de taux de croissance à deux chiffres à l’horizon 2020, soit 10,2%.

    Où est la relation de ce Plan avec les engagements en vue auprès des Chinois et quelle est la capacité d’endettement et la capacité de remboursement de l’Économie Guinéenne lorsque l’
    on vous dit que la dette publique est déjà à 48% du PIB en 2017 ?

    La Guinee doit aux autres partenaires au développement avant même l’endettement prévu avec les Banques Chinoises. Quel est le sort du programme en cours avec le FMI et les autres partenaires au développement et qui viennent à peine de reprofiler la dette Guinéenne en 2012 avec le PPTE ?

    Que l’on nous dise que les Chinois proposent les meilleurs taux, vous y croyez ? Ce n’est pas évident quand on voit à quels taux, la Côte D’ivoire et le Sénégal ont financé leurs 2 premiers Plans dans le cadre des montages financiers au tour de leurs différentes tables rondes internationales à Paris.

    En fin Mai dernier, la Côte D’Ivoire a fait carton plein pour la troisième émission d’emprunts du pays sur les marchés financiers internationaux : le pays a réussi à lever quelque 2 milliards de dollars en fin Mai 2017 (l’équivalent de 1.140 milliards de FCFA).

    Les investisseurs n’ont pas pris ombrage, ni des mutineries à répétition de ces derniers mois ni de la chute des cours de la fève de cacao. Pour sa troisième émission d’emprunts internationaux, la Côte d’Ivoire a rencontré un franc succès. Le pays est parvenu à lever l’équivalent de deux milliards de Dollars US, en deux tranches (1,2 milliard de Dollars US sur 16 ans au taux de 6,125% et 625 millions d’Euros sur 8 ans à 5,125%).

    Surtout, les quelque 9,3 milliards de Dollars US de demandes d’achats enregistrées — cinq fois plus que le montant souhaité par Abidjan —témoignent de l’enthousiasme suscité par la dette ivoirienne auprès des investisseurs. À titre de comparaison, le Sénégal avait émis le 16 Mai, un montant de souscriptions de 1,1 Milliard de Dollars US d’obligations souveraines au taux d’intérêt de 6,25%.

    En Cote D’Ivoire, la mise en œuvre des programmes économiques et financiers appuyés par la Facilité Élargie de Crédit sur la période 2011–15 a contribué notamment à : (i) solidifier le cadre macroéconomique après les déséquilibres externe et interne induits par la crise postélectorale, (ii) réduire la pauvreté, (iii) annuler et restructurer la dette, et normaliser les relations avec les créanciers, (iv) améliorer les indicateurs du « Doing Business », (v) apurer les arriérés intérieurs, (vi) améliorer l’équilibre financier du secteur électricité, (vii) assurer un revenu adéquat aux producteurs de café et de cacao, (viii) renforcer la gestion des finances publiques et de la dette, et (ix) améliorer le suivi et la gouvernance des entreprises publiques.

    Malgré une croissance mondiale atone et la chute du prix des matières premières, le taux de croissance du PIB en termes réels de la Côte d’Ivoire de 9,2% en 2015, est resté parmi les plus élevés dans le monde. Ce dynamisme a été porté notamment par l’agriculture d’exportation, l’extraction minière (pétrole, or), les Bâtiments et Travaux Publics (BTP) et le secteur des services.

    Par ailleurs, les équilibres extérieurs et budgétaires ont été meilleurs que prévus. La gestion dynamique du budget de l’Etat, à travers le maintien des dépenses dans la limite des ressources mobilisées, a permis de contenir le déficit budgétaire, malgré un contexte de hausse importante des investissements et des appuis extérieurs.

    En 2015, année électorale, le déficit budgétaire global s’est établi à 2,9% du PIB (contre 3,6% prévu). Le taux d’inflation de 1,2% est resté bien en-dessous de la norme communautaire de 3% de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

    Le risque de surendettement de la Côte d’Ivoire reste malgre tout, modéré. En effet, l’encours de la dette extérieure de l’administration centrale est passé de 19,5% du PIB à fin 2014 à 22,8% du PIB à fin 2015. Le niveau de la dette intérieure par rapport au PIB s’est maintenu à 18,5% en 2015. Le suivi de la dette des entreprises publiques a été renforcé.

    Cela s’est traduit par une amélioration de la gestion des statistiques et des paiements. Ainsi, le Gouvernement produit, notamment, les données relatives aux garanties et prêts rétrocédés, aux prêts en devises, à la situation des impayés (y compris l’évolution des arriérés des prêts garantis et rétrocédés) et aux dettes intérieures et extérieures. Ainsi, à fin juin 2016, le stock de la dette des entreprises publiques enregistré dans la « base de données des entreprises publiques » 1 s’élève à 3,5% du PIB dont 0,2% du PIB garanti par l’Etat.

    La masse monétaire s’est accrue de 11,0% résultant principalement de l’augmentation des crédits à l’économie (+20,4%) et de la position nette du Gouvernement (+31,4%). Les avoirs extérieurs nets ont baissé de 10,9%.

    En ce qui concerne la solidité financière du secteur bancaire, le nombre d’infractions des banques à la réglementation relative « au capital minimum de 10 milliards de FCFA » est passé de 10 en décembre 2015 à 7 en juin 2016. Ces derniers disposent d’un délai de grâce, échéant le 30 juin 2017, pour se conformer au seuil de 10 milliards de FCFA.

    Le marché du travail continue d’évoluer positivement, avec une hausse de 6,2% de l’effectif des salariés du secteur formel. Cet accroissement est dû notamment au secteur privé (+6,5%) qui cumule 81,3% des créations nettes d’emplois.

    Les indices boursiers sont en hausse. Le marché boursier enregistre une progression moyenne des indices BRVM 10 (+1,6%) et BRVM Composite (+15,9%) par rapport à fin juin 2015. De même, la capitalisation boursière augmente de 8,3%.

    Conformément au Plan National de Développement (PND 2016–20), l’émergence de la Côte d’Ivoire sera bâtie sur une transformation structurelle de l’économie fondée principalement sur la transformation des produits de rentes et l’accélération de l’industrialisation dans un cadre macroéconomique solide.

    Le PND 2016–20, vise une croissance rapide et soutenue, permettant de faire de la Côte d’Ivoire un pays à revenu intermédiaire avec une qualité de vie améliorée pour l’ensemble de la population. Le développement des secteurs de l’agriculture et de l’agro-industrie constituera un levier essentiel pour diversifier l’économie et réduire la vulnérabilité aux chocs exogènes.

    Cela passe par le développement des industries manufacturières à plus forte valeur ajoutée et un aménagement cohérent du territoire afin d’enclencher un processus de transformation structurelle pouvant conduire à un niveau de développement plus élevé basé sur la compétitivité et l’innovation.

    Au centre de cette transformation structurelle se trouvent l’Etat et les Institutions de la République. Elle nécessitera également : (i) le développement d’infrastructures économiques de qualité prenant en compte les préoccupations liées à l’aménagement du territoire et la préservation de l’environnement, et (ii) un climat de paix et de sécurité qui offrira des opportunités pour le développement de la coopération internationale, l’intégration régionale et la contribution de la diaspora ivoirienne au rayonnement de la Côte d’Ivoire.

    CONCLUSION:

    Le Plan Chinois ne produira aucun résultat tangible pour sortir ce pays de la pauvreté, changer de façon significative le pouvoir d’achat de la majorité de nos compatriotes, créer plus de richesse et d’emplois à partir du secteur minier. Les centaines de milliers de Femmes et de Jeunes attendront longtemps dans ce pays.

    La route Coyah-Kindia-Mamou-Dabola à 400 millions de Dollars, alors que le tronçon Kissidougou-Kankan long de 190 km, a été attribué en 2014 pour 305 Millions d’Euros (environ 367 millions de Dollars US) !

    Quid des autres routes nationales de valeur structurante et dont le Gouvernement ne parle pas, même avec 80% sur plus de 7 mille km de routes d’importance majeure et qui sont dégradées et quasiment impraticables.

    Le système éducatif et l’avenir de la formation du Primaire au Supérieur, les perspectives de développement de la recherche scientifique et l’innovation technologique, n’en parlons pas.

    Voilà ce que m’inspire votre papier, Cher Monsieur Sylla Youssouf Boundou. Merci pour la courtoisie de Guineenews et bonne journée de Samedi chez vous.

  • NIK

    Sans beaucoup parler le ton est bon aux oreilles mais la conséquence! et avec le temps
    les résultats nous allons voir nous les citoyenne, parce que nous avons entendus assez même combien de 1000 logement, les l’usines de montage,production de poissons, l’usine de pomme de terre etc…….. mais Jusqu’à présent Zéro

  • Jean-Claude Nomidi

    Confier de telles négociations à un ancien fonctionnaire ayant détourné publiquement l’argent de l’état, signifie que tu es complice de ses actes et tu encourages de tels méfaits.

  • Jean-Claude Nomidi

    Compte tenu du contrat nous constatons que les chinois
    doivent exploiter les mines guinéennes en

    Contrepartie des 20
    milliards US sur 20 ans.

    Avec ce prêt la guinée a le droit de disposer librement de ce qu’elle veut réaliser comme projets

    tout comme la chine dispose de l’exploitation exclusive des minerais.

    Aucune des 2 parties
    n’a le droit de s’ingérer dans la manière
    d’utilisation du contrat par l’un ou l’autre, si le contrat est bien ficelé
    sans ambiguïté

    Aujourd’hui la guinée a urgemment des projets sociaux non économiquement ou financièrement

    Rentables tels que :

    Les infrastructures scolaires et routières, ferroviaires les hôpitaux, les logements sociaux qui
    constituent les priorités de l’état guinéen dans la situation actuelle du pays.

    Si les chinois nous imposent leur choix cela signifie que ce
    contrat est défavorable à la guinée,

    Car les chinois ne veulent que des projets
    économiquement et financièrement
    rentables exigés

    A la guinée, ce qui n’est pas acceptable dans la mesure que
    les chinois doivent exploiter nos minerais sans aucun contrôle.

    Les banques chinoises n’ont aucun regard sur la rentabilité
    ou non rentabilité des projets guinéens, dans la mesure oû le minerai guinéen rembourse cet emprunt.
    S KETOURE