Exclusif : Forêt Forte autorisée à exploiter les forêts de Ziama et de Diécké, 488 salariés licenciés

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C’est une information Guinéenews©. Après plusieurs semaines de fermeture suivie du licenciement collectif des 1500 travailleurs pour dit-on, motif économique, les responsables de la société Forêt Forte, une unité industrielle d’exploitation de bois évoluant dans la préfecture de N’zérékoré, viennent de décider de la reprise des activités.

Cette décision selon nos informations, fait suite à un accord conclu entre le gouvernement, l’intersyndical et la direction de ladite société, le 28 décembre dernier à Conakry. En effet, selon le protocole d’accord dont Guinéenews© détient copie, la société Forêt Forte est autorisée à exploiter les forêts de Ziama (Macenta) et de Diécké (Yomou). Une exigence des responsables de la société pour la reprise du travail et qui constituait le point d’achoppement avec le gouvernement.

L’autre acquis obtenu par la société, c’est bien la réduction du personnel qui passe désormais de 1500 à 680. Et selon le contenu du document issu des négociations, la reprise du travail par les 680 travailleurs retenus se fera en deux (2) phases. Pour la première période allant du mois de janvier au mois de mars 2018, 218 salariés vont reprendre les activités selon les besoins d’exploitation alors que pour la deuxième période allant du mois d’avril au mois de juin 2018, 462 salariés reprendront les activités progressivement en fonction des besoins de transformation.

S’agissant des 488 salariés licenciés, il a été convenu que « les droits légaux seront calculés conformément à la législation en vigueur et en cas de reprise des activités à plein régime, à compétence professionnelle avérée, ces anciens travailleurs licenciés seront prioritaires. »

Au titre des mesures d’accompagnement, la direction générale de Forêt Forte accepte d’accorder deux (2) mois de salaires net à chaque travailleur licencié.

Aussi, pendant cette période moratoire (pour les travailleurs maintenus) et qui sont provisoirement en inactivité, les contrats de travail sont suspendus et cette suspension « n’affecte que les obligations principales du contrat de travail à savoir le travail et le salaire. Par contre, les autres avantages continuent à produire les effets. »

Pour permettre également à la société de bien relancer les activités d’exploitation, les parties se sont engagées à observer une trêve sociale de trois ans à compter du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Autrement dit, pendant cette période, il ne doit avoir aucun mouvement de grève.

Reste à savoir comment cette nouvelle sera accueillie par les travailleurs notamment les 488 salariés qui vont être licenciés et surtout les communautés riveraines et la société civile qui sont opposées à l’exploitation des forêts de Ziama et de Diécké.

Aux dernières nouvelles, le député Amadou Damaro Camara est attendu les heures à venir à N’zérékoré pour procéder au lancement de la reprise des activités par Forêt Forte.

Nous y reviendrons…

  • Gill

    En pleine lutte contre le réchauffement climatique ?