Environnement/Tourisme: découverte d’une importante chute d’eau dans une localité de Labé

13 août 2017 10:10:34
1

L’annonce a été faite par l’inspection régionale de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat de Labé qui a dépêché une équipe afin de découvrir ce nouveau site qui vient agrandir la richesse touristique du Fouta Djallon. Jusque-là inconnue du grand public, cette chute qui se trouve à Guérian, ce district de la sous-préfecture de Kouramangui, pourrait rivaliser les chutes de la Saala, confie un spécialiste du tourisme à Guinéenews.

« À ma prise de fonction, j’ai dis que je ferais tout pour vendre la destination Fouta. Je suis ingénieur en écotourisme. Dès que nous sommes venus, par de petites relations, un villageois est venu nous dire qu’il y a un lieu à Kouramangui. On s’est déplacé pour aller à Kouramangui. A trois kilomètres du village, dans un district qui s’appelle Guérian que nous avons découvert une chute qui peut dépasser les chutes de la Sala (dans la sous-préfecture de Diari, préfecture de Labé)», a commenté Fodé Ismaël Camara, le directeur régional de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat de Labé et d’ajouter: «cette chute ne tarit jamais. Donc premier avantage, elle peut être utilisée pour réaliser un micro-barrage pour la région de Labé. En plus, elle peut servir de plage naturelle car, les gens quittent Kouramangui, Thiaguel Bori et même Labé pour venir se recréer ici.»

Jalousement garder par les habitants du village qui craignent un envahissement, la découverte de la chute n’a pas été aisée. Il a fallu passer par des négociations avec les responsables de la localité pour débloquer la situation.

«À notre première rencontre, les villageois ne voulaient pas qu’on accède à ce site parce que pour eux, vouloir aménager ce lieu va augmenter la délinquance, la prostitution etc. Ainsi, j’ai rencontré le chef du district de Guérian et lui ai expliqué que je suis du tourisme et que nous sommes habilités à le viabiliser, à l’aménager. Puisque, une fois aménagé, ce site pourra générer des emplois pour la jeunesse. Et aménager aussi ne veut pas dire que n’importe quelle personne peut aller faire n’importe quoi là-bas », a-t-il précisé.

Enfin, le directeur régional de l’hôtellerie, du tourisme et de l’artisanat de Labé a lancé cet appel à tous les acteurs afin de faire vraiment la promotion du tourisme à Labé. Car, a-t-il fait savoir, le tourisme ce n’est pas un problème de débauche ou de délinquance. Il y a des pays qui se développement simplement du tourisme, a ainsi précisé M. Camara.

  • CONDÉ ABOU

    Pour la seule année 2012, au Burkina Faso, le tourisme a rapporté plus de 71 milliards de FCFA en 2012, soit environ 128 millions de Dollars US.

    Le tourisme est une composante essentielle de l’économie des services. Selon les Spécialistes, avec son caractère transversal, le tourisme touche plusieurs secteurs de l’économie nationale.
    Ainsi, selon eux, l’on distingue trois (03) types d’impact du secteur du tourisme sur l’économie d’un pays : les effets directs, les effets indirects et les effets induits.

    Les effets directs concernent les dépenses réalisées dans le secteur du tourisme. Les effets indirects concernent les consommations intermédiaires pour la production des biens et services du secteur touristique.

    Les effets induits concernent les dépenses effectuées par les employés à partir des salaires distribués par les entreprises directement en contact avec les touristes.

    Selon la Direction Générale du Tourisme du Burkina Faso, le nombre de touristes accueillis en 2012 se chiffrait à 482.970 personnes ; soit une hausse de 11,4 % par rapport à 2011.

    Même si l’activité a connu un coup dur en 2011 et 2012 du fait de la crise sociopolitique et de la crise Malienne, les dépenses touristiques ont, selon les statistiques de la DGT, atteint 71, 2 milliards de FCFA en 2012, soit une hausse de 4,36% comparativement à 2011.
    Il se trouve que 81,1% de ces dépenses ont été enregistrées dans le sous-secteur de l’hôtellerie contre 18,9% dans le sous-secteur du voyage (agences de voyages et de tourisme).
    Ces deux types de demande touristique sont en hausse continue depuis 2008 au Burkina Faso.
    Cette demande a été aussi soutenue en 2012 par la tenue de nombreuses manifestations d’envergure internationales telles que le SIAO, le SITHO… ainsi que de nombreux congrès et conférences.

    Comment expliquer le succès du tourisme au Burkina Faso, et comment la Guinée devrait-elle s’en inspirer ?

    Au nombre des mesures prises pour promouvoir le tourisme, figure l’adoption de la Loi d’orientation touristique et l’élaboration de la politique nationale du Tourisme en 2009. Les textes et l’environnement favorable des affaires, ont permis de mobiliser des ressources et de les investir dans les structures d’accueil (hôtels et campements à proximité des sites les plus fréquentés).

    Les résultats sont bien visibles. Depuis fin Décembre 2007, la capitale Ouagadougou disposait déjà de près de 200 établissements hôteliers totalisant plus de 5.000 chambres.

    Le pays compte plus de 300 sites touristiques. Des projets d’aménagements ont été entrepris avec succès sur les sites pour les rendre plus attractifs. C’est le cas de la Guinguette à Bobo, des aires de camping de Djomga (Dori) et de la mare d’Oursi dans le Sahel burkinabè.

    Avec ces différents investissements, le Burkina Faso représente aujourd’hui, la 4ème destination touristique d’Afrique de l’Ouest. Les uns s’y rendent pour assister aux grandes manifestations culturelles (Salon International de l’artisanat de Ouagadougou, Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou, Semaine Nationale de la Culture, etc.). Les autres choisissent d’y découvrir ses villages ou d’y faire de l’humanitaire…

    Le Secteur privé accompagne aussi l’Etat dans la promotion du tourisme. Ainsi, en 2012 l’Association Patronale des Hôteliers et Restaurateurs du Burkina (APHRB) a consenti une réduction de 25% sur le prix des chambres sur toute l’étendue du territoire national afin d’inciter les Burkinabè à privilégier le tourisme interne. À côté de l’APHRB, l’Association des Professionnels du Voyage et du Tourisme (APVT) est également très active sur le terrain.

    Dans un pays comme la Tunisie, le secteur touristique est l’un des piliers de l’économie nationale, et contribue à raison de 7 % au PIB, génère entre 18 et 20 % de recettes en devises par an et couvre environ la moitié du déficit commercial.

    Il est également pourvoyeur d’emplois, permanents et saisonniers. Malgré quelques difficultés liées tant au contexte économique mondial qu’au maigre budget de promotion qui lui est alloué et un manque d’adaptation aux mutations internationales qu’a connues le tourisme mondial, il reste l’un des secteurs les plus prometteurs de la Tunisie aux côtés de l’industrie et de l’agriculture. Il contribue également au dynamisme d’autres secteurs économiques, tels que le transport, l’artisanat, le commerce, la restauration, les services.

    Qu’en est-il de l’Egypte. En 2009, 12 millions et demi de touristes ont visité l’Egypte. En 2010, les recettes du secteur touristique Egyptien, avoisinaient 13 Milliards de Dollars US (+10,8%) par rapport à 2009.

    Qu’en-est-il du Sénégal ? Un touriste rapporterait en moyenne 450 Dollars US par séjour au Sénégal », ce qui fait que le secteur du tourisme « représente actuellement un chiffre d’affaires évalué à 300 Milliards de francs CFA’’, soit environ 540 millions de Dollars US (selon un Rapport officiel des promoteurs du secteur).

    Sur la période 2013-2014, le Sénégal a bénéficié d’un taux d’occupation hôtelière de 35% en moyenne, sur l’ensemble du pays, avec une durée moyenne de séjour hôtelier de 3,5 jours contre 20% dans les autres pays, selon M. Perin, citant des données de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).

    « Dakar concentre 51% de la capacité d’hébergement contre 20% pour la Petite-Côte et le Sine Saloum, 14% pour la Casamance et 15% pour les autres zones du pays », a-t-il signalé.

    La force touristique de Dakar se situe dans le fait que la capitale sénégalaise « est à la croisée du tourisme d’affaires et celui de loisirs avec notamment plusieurs rencontres et colloques régionaux et internationaux et aussi ses plages et lieux historiques », lit-on dans ce rapport.

    Il met toutefois en exergue « certains défis et challenges à relever pour que le tourisme puisse tenir sa promesse », à savoir offrir « plus de 50 milles emplois dans l’année en cours ».

    CONCLUSION:
    Voici autant d’éléments de réflexion qui devraient pousser le Gouvernement Guinéen à changer d’approche à travers une nouvelle Loi d’orientation et de développement du tourisme, une nouvelle politique nationale du tourisme et des investissements physiques beaucoup plus importants sur place: sécurité publique, routes, hotels et campements touristiques, facilitation de l’organisation et du déplacement des touristes etrangers.

    Cela est possible rien qu’à voir comment les investissements ont vite repris dans le Secteur Minier, après l’entrée en vigueur du nouveau Code Minier, sans lequel, absolument rien n’aurait pu bouger dans ce secteur en Guinée.

    C’est la même approche intelligente et pragmatique que devrait suivre le Ministère du Tourisme et de l’Hôtellerie pour que les investisseurs arrivent à Labé et dans tout le reste du pays.
    Merci pour la courtoisie de Guineenews et bonne soirée chez vous.