Dossier 28 septembre : le Procureur général tout droit dans ses bottes rejette toute forme de pression

02 août 2017 15:15:36
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  » La procédure continue, nous ne céderons à aucune pression  » 

Alors que les parties civiles dont des organisations de défense des droits de l’Homme demandent la clôture de l’instruction judiciaire avant le 28 septembre 2017 — huitième anniversaire des  tueries intervenues au stade du 28 septembre en  2009 —, le Procureur général près la Cour d’Appel de Conakry exprime la sérénité de la justice guinéenne.

« Nous ne céderons à  aucune pression « , a indiqué ce mercredi, Moundjour Chérif, le Procureur général près la Cour d’Appel de Conakry, à Guinéenews.

En s’exprimant ainsi, le Procureur général veut rassurer que le dossier se trouve en bonnes mains et que l’affaire suit son cours normal. « Le dossier est tenu par des magistrats talentueux et nous avons confiance en eux. Depuis que la procédure a été déclenchée, elle suit son cours normal. Il n’est donc pas question que la justice cède à une quelconque pression « , a affirmé Moundjour Chérif.

 Le magistrat n’a donc pas confirmé, ni infirmé si l’instruction du dossier pourra être clôturée avant le 28 septembre 2017 comme demandé par les parties civiles dont la FIDH (Fédération Internationale des Droits de l’Homme) et ses organisations membres en Guinée. Il a seulement réitéré que  » cette affaire suit son cours normal et sera bel et bien jugée en Guinée. »

La semaine dernière, à l’issue d’une mission en Guinée, la FIDH et ses organisations partenaires en Guinée  ont appelé les autorités guinéennes à clôturer au plus vite l’information judiciaire sur l’affaire du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Parties civiles, elles ont  demandé que cette clôture ait lieu avant le 8ème anniversaire du massacre,  » afin de permettre la tenue rapide d’un procès emblématique et trop longuement attendu. »

 Faut-il rappeler que le 28 septembre 2009, au moins 156 personnes ont été tuées et 109 femmes violées lorsque des militaires de la junte au pouvoir à l’époque ont attaqué le meeting de l’opposition, tenu au Stade de Conakry.