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Dissolution du bureau communal de Mali : l’ex-maire lance un pavé dans la mare

La commune urbaine de Mali fait partie des 17 équipes communales dissoutes hier lundi par le président de la transition guinéenne. Une décision qui semble surprendre le locataire de l’hôtel de ville de Mali. Il soutient n’avoir été jusque-là soumis à aucune investigation pouvant aboutir à un quelconque « détournement de fonds ». Des fonds qui n’existent pratiquement pas dans sa collectivité, oubliée et abandonnée par le pouvoir central, s’est-il plaint au micro de la rédaction locale de Guinéenews.

« Je ne dis pas qu’on a rien fait de mal, mais personne n’est venu chez nous ici pour procéder à des investigations par rapport aux activités que nous sommes en train de dérouler ou par rapport aux subventions qu’ils nous ont accordées. Personne n’est venu nous demander quoi que ce soit. Et personne ne nous a informés qu’une telle procédure est en cours. C’est ainsi qu’on a entendu le décret », a confié, dépité, explique Abdoulaye Fily Diallo.

A la question de savoir si le prétendu détournement ne concerne pas la subvention de l’Etat à travers l’agence nationale de financement des collectivités (ANAFIC), le maire déchu est on ne peut plus clair : « un franc, un seul franc de l’ANAFIC n’a été mangé par mon équipe. Mais, on ne peut rien face à cette situation. Voilà pourquoi on se plie à la décision. Aujourd’hui où est Alpha Condé, Kassory, Dr Diané, Damaro ? On ne parle plus de tout ceux-ci. Alors comment nous en tant que petite commune, on peut être épargnés, s’interroge-t-il.

Avec un salaire dérisoire de 250 000GNF par mois, le désormais ex-maire de Mali se demande qu’est-ce qu’il a pu détourner ?

« Ils disent pour mauvaise gestion et détournement alors que moi, le maire qui vous parle, je suis payé à 250 000 GNF par mois. Dans l’année, la commune n’a que 12 millions GNF avec les taxes. Au fait, ils devraient commencer par investiguer afin de ressortir clairement des montants détournés. Comme ça, ils peuvent avoir une preuve bien claire », a-t-il expliqué.

Il faut signaler que nombreuses sont des communes dissoutes qui s’interrogent aujourd’hui sur le bien-fondé de leur révocation.

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