Damantang Camara : « nous ne refusons pas de discuter avec M. Soumah mais… »

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Invité de l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace FM, le porte-parole du gouvernement, Damantang Albert Camara, a évoqué la grève du syndicat.

« Il faut faire la part des choses entre ce qui se passe au sein du SLECG, entre Soumah et ses collègues d’un côté. Et ce qui se passe entre le syndicat et le gouvernement de l’autre. Au sein du SLECG, il y a une mésentente et ils l’ont exclu. Ils en ont informé le gouvernement à travers une correspondance, plus un procès-verbal. L’inspection du travail a regardé si la procédure pourrait être validée. On a constaté l’exclusion de M. Soumah. A date, jamais M. Soumah n’a contesté son exclusion devant l’inspection du travail ou le tribunal du travail. J’entends, qu’il dit que son exclusion n’est pas légale mais il ne l’a pas contesté devant nous. Entre temps, nous, on travaillait avec les autres syndicats depuis le 16 février 2016. Nous avons signé des accords. Nous ne refusons pas de discuter avec lui. Mais nous refusons de discuter avec lui sur des points qui ont déjà été réglés avec le SLECG. Nous avons signé un accord avec le SLECG le 9 octobre 2016.

Quand je vous donnerais la genèse de ces accords, il ne pourra que les endosser. Pour votre information, nous avons commencé ces discussions depuis février 2016. Il n’y avait pas que la grille salariale et la baisse du prix du carburant mais également, les statuts de l’éducation et de la santé, les pensions de retraite, la subvention du syndicat… Nous avons discuté de ces problèmes du mois de février au mois d’octobre 2017. Le 9 octobre 2017, nous sommes parvenus à un accord sur deux des points que M. Soumah remet sur la table : la remise en valeur du point d’indice est acceptée sur un moratoire de deux ans, ce qui correspond à une hausse des salaires de l’ordre de 40%, soit près de huit millions de francs guinéens. Avant ces 40%, en 2015, le syndicat avait obtenu une autre hausse de 40%, soit 160% d’augmentation de salaire pour les fonctionnaires depuis que nous sommes là. Donc, ce n’est pas nous, qui refusons de discuter avec lui, mais c’est lui…

M. Soumah est syndicaliste parce qu’il est fonctionnaire. En tant que fonctionnaire, il est enseignant. Il a bénéficié d’un décret du président de la république le nommant Directeur Préfectoral de l’éducation (DPE) à Dinguiraye. Il a refusé ce poste », a-t-il expliqué.