Dalein et ses avocats ne lâchent pas prise sur Bantama: le ministre des Sports attendu au tribunal le 6 novembre

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Alors que la date du 07 août avait coïncidé à la vacance judiciaire, Bantama Sow, devenu entre-temps ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique, est à nouveau cité à comparaitre devant le tribunal correctionnel de Mafanco pour des faits de ‘’diffamation et de dénonciation calomnieuse’’. Cellou Dalein et ses avocats ne sont pas prêts à  lâcher prise sur  Bantama Sow à cause de ses propos qui qualifiaient l’UFDG de « parti terroriste.» Cette-fois ci, il doit comparaître le 06 novembre prochain, selon l’exploit de citation directe dont Guineenews a obtenu copie.

 « Les faits étant commis avant qu’il ne soit ministre, il ne peut pas se prévaloir d’une quelconque immunité », a indiqué Me. Salif Béavogui qui nous a confirmés que le collectif d’avocats de l’UFDG a effectivement réchauffé sa plainte contre Bantama Sow.

 L’exploit de citation rappelle qu’au cours de la réunion hebdomadaire du RPG Arc-en-ciel du samedi 08 juillet 2017, tenue à son siège, sis au quartier Gbessia, Bantama Sow « s’est adressé au parti l’UFDG, à son président, aux militants et sympathisants en ces termes :   » l’UFDG est un parti terroriste « …»

 Bantama Sow aurait poursuivi en déclarant : « s’ils cassent, ils doivent répondre devant la loi. Si on prend des militants à Hambdallaye, Bambéto pour aller provoquer à Kaloum, Cellou sera le seul responsable devant l’opinion nationale et internationale (…)  Très souvent quand l’opposition veut manifester on dit que la mouvance à peur. Non. On n’a pas peur. C’est parce que l’UFDG est un parti de terroristes. Ils terrorisent les gens. Quand tu n’es (sic) pas avec eux on te menace (…), a-t-il accusé.»

 Pour les avocats de l’UFDG, ces propos de l’actuel ministre des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique sont « graves et violents ». « Or, l’UFDG est un parti politique légalement constitué en République de Guinée. Comme tout parti politique, l’UFDG se bat par les voies démocratiques pour la conquête du pouvoir qui appartient au peuple. Ni son président ni ses militants et sympathisants ne peuvent donc être impunément qualifiés ou traités de terroristes », réplique le collectif à travers l’exploit de citation.

 Pour le collectif, « le terrorisme est un ensemble d’actes de violence commis par des groupements révolutionnaires », alors que « les terroristes sont des hommes ou des organismes qui sont sans foi, ni loi et qui sèment la terreur et la désolation à travers le monde.» Par conséquent, ils estiment inacceptable que le parti, son président et ses militants soient qualifiés de terroristes.

« Nous l’attendons de pied ferme », a indiqué Me Salif Béavogui.