Cyclisme : le Tour de Guinée ?

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Avant d’entrer dans le vif du sujet, un mot sur le contrôle positif de Chris Froome à la Salbutamol. La guerre des laboratoires devient de  plus en plus  sophistiquée entre les maîtres dopeurs et les contrôleurs anti-dopage.

Les produits dopants sont de plus en plus masqués par des juxtaposions médicales.  Il s’avère que les grands champions ne sont autres que des grands malades qui se servent de leurs médicaments pour battre leurs concurrents. On dit que Lance Armstrong avait un cancer des reins, ce qui ne l’avait pas handicapé pour être 6 fois champion du Tour de France.

On a maintes fois vu Lance Armstrong  se payer la tête de l’Allemand Jan Ulrich et de son collègue Erik Zabel. Voilà Christopher Froome, déjà 4 fois invaincu au Tour de France, dont l’avant-dernier avait jeté un doute persistant. On a vu les veines et les nerfs de son cou gonflés de façon insolite pendant une montée et dans la lancée, ne résistant pas aux réactions du produit qui a occasionné ces gonflements, Chris Froome a accéléré, laissant sur place Quintana. Accélérer de cette façon en montagne, alors que les vrais humains tirent la langue et se mettent en danseuse pour tenir le rythme, n’est pas naturel, c’est surhumain, c’est du dopage.  Depuis ce doute, Froome n’a jamais été perdu de vue, la révélation est tombée ce mardi 12/12/2017. Si jamais le Britannique est pincé pour dopage, on se poserait des tas de questions sur le cyclisme international.

C’est au milieu de ce bourbier que la Guinée veut rattraper le temps perdu en perdant du temps. Avec beaucoup d’amusement, on a entendu Isto Keira, le Secrétaire général du ministère des Sports annoncer  les étapes du Tour de Guinée, un tour  difficile à côté duquel, celui du Faso ou du Rwanda sont minables. Ce super Tour de Guinée dont les étapes  se résument  aux routes goudronnées de Boké-Kamsar-Boffa-Tanènè-Dubréka-Coyah…, puis, les  coureurs vont être transportés jusqu’à Coyah. La dernière étape Coyah Conakry  déterminera le vainqueur de ce Tour de Guinée. Le nombre de kilomètre ne dépasse pas  500, et on est assez exhaustif et large dans l’approximation. Isto ne dit pas si Conakry sera parcourue en combien de nombre de fois et surtout les itinéraires choisis. Il ne dit pas combien de caméras et de motos suivront les coureurs,  s’il y a une étape contre-la-montre, s’il y a un ardoisier, on est candidat pour l’être. On se demande s’il y a un contrôle anti-dopage, pas à l’EPO ou autre, mais au fruit de datura (mèren).

Si les Bachirou et les Santa Maria étaient là pour voir ce qui se passe cinquante ans après leur dernière course, dont la ligne d’arrivée était juste sous le grand fromager qui couvrait la Place des Martyrs, ils auraient ri de bon cœur.

En tout bon sens, les guinéens doivent se mesurer, se doser et se tempérer. Vouloir faire comme les autres et ne pas avoir leurs moyens, c’est se lancer dans le ridicule. Tout le monde sait l’État des infrastructures routières du pays pourquoi vouloir les exposer ? Mais si les plus représentatifs morceaux de route sont choisis, entre ceci tout n’est pas plat. La presse internationale ne fermera pas les yeux dessus.