Culture : Une bibliothèque moderne au service des jeunes de Donghol Touma

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Ceci, est un geste d’un fils de cette sous-préfecture relevant de la préfecture de Pita dans la région administrative de Mamou. Vivant au Canada, Thierno Madjou Bah a jugé utile de doter son village natal d’une bibliothèque moderne afin de contribuer activement dans la formation des jeunes de Donghol Touma qui ont grand besoin d’une motivation surtout dans le cadre de la lecture.

« C’est parce que je suis de Donghol Touma que je me suis décidé à aider ma communauté pour éloigner les jeunes de l’alcool, du banditisme et de la drogue. Et éventuellement aider les établissements, les professeurs a enrichir leur programme d’éducation. Cette bibliothèque est en place et opérationnelle depuis octobre 2015 mais l’ouverture officielle a eu lieu en 2016 », entame-t-il.

La bibliothèque en question est composée d’une salle de lecture, une salle de livre, une salle de cybercafé disposant de 14 ordinateurs, une salle de musée, deux bureaux et deux toilettes, selon Thierno Madjou Bah l’initiateur de la chose.

À la question de savoir pourquoi il a choisi d’implanter un tel bijoux dans une sous-préfecture alors que nombreuses sont les préfectures et communes urbaines qui manifestent le besoin, il répond : « Parce que d’abord les jeunes d’ici ne connaissent même pas c’est quoi une bibliothèque ; donc je vais les aider à apprendre comment lire. C’est pourquoi j’ai faits venir prés de 80 boîtes de livres avec bien sûr l’aide de la communauté pour la construction du local. Financièrement je suis seule à construire le bâtiment mais j’ai été accompagné moralement par la communauté. »

Par contre, force est de reconnaitre que l’affluence n’est pas au rendez-vous au sein de cette maison de lecture. « C’est sporadiquement fréquenté par les jeunes parce qu’il y a eu l’influence de l’internet avec les téléphones. Et aussi, les cadres qui sont là, à la préfecture, ce sont eux qui sont dans les affaires politiques, ce sont eux qui sont les enseignants, ce sont eux qui sont les professeurs ; donc pratiquement, ils n’ont pas de temps d’aller à la bibliothèque mais ça vient petit à petit. Alors qu’on exige juste une carte de membre, pas d’abonnement parce qu’un professeur peut venir prendre des livres pour sa classe aller les faire lire pour une semaine et ramener et si un élève a aussi besoin, il peut venir chercher ; ce n’est pas payant », affirme-t-il.

Et selon lui également, les documents de cette bibliothèque sous-préfectorale sont au fur et à mesure actualisés.