Conakry : l’opérateur économique kidnappé a donné signe de vie (GOHA)

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Deux jours après l’enlèvement du vieil homme d’affaires, El Abdourahmane Barry à Conakry, le président du Groupe Organisé des Hommes d’Affaires (GOHA) a confié à Guineenews ce jeudi 7 décembre qu’il aurait donné de ses nouvelles.

 «Des membres de sa famille affirment qu’il a appelé pour les rassurer qu’il se porte bien, mais sans apporter d’autres détails », a indiqué l’homme d’affaires au bout du fil de Guinéenews.

En attendant plus d’informations, le président de l’association des hommes d’affaires exhorte la police à poursuivre les investigations afin que l’homme d’affaires de 80 ans retourné sain et sauf dans sa famille. « C’est un homme d’affaires en retraite. A GOHA, il est membre du conseil des sages », précise le président de cette institution qui a exprimé son inquiétude quant à la fragilité de l’homme.

L’homme d’affaires a été enlevé le mardi 5 décembre dernier à Conakry par des inconnus, seulement près de deux mois après l’enlèvement du fils d’un autre riche homme d’affaires à Conakry. Les ravisseurs de celui-ci avaient conditionné sa libération par le paiement d’une rançon de 200 000 dollars. Cette somme avait-elle été payée ? En tout cas, Djibril Barry avait été libéré par ses ravisseurs plus d’une semaine après son enlèvement.

Face à ces enlèvements, Chérif Abdallah exige de l’Etat le renforcement de la sécurité des citoyens en général, et en particulier celle des opérateurs économiques. « Les taxes que nous payons, c’est pour justement que l’Etat assure notre sécurité », rappelle-t-il dans une déclaration publiée mercredi.

Chérif Abdallah n’a pas manqué de souligner que le kidnapping répétitif des hommes d’affaires n’encourage pas l’investissement dans le pays.

Aux ravisseurs, Chérif Abdallah leur demande de bien vouloir libérer le vieil homme. « C’est un vieux qui n’est plus dans les affaires. Il a pris sa retraite et se consacre souvent à sa famille et à ses prières à la mosquée. Nous leur demandons donc de bien vouloir nous le rendre », a-t-il lancé.