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Conakry : les autorités scolaires optent pour la sensibilisation

Les cours ont partiellement repris dans certaines écoles à Conakry avec un faible taux de fréquentation des élèves. Les établissements scolaires sillonnés ce mercredi 10 octobre, ont enregistré quelques élèves et les enseignants. Renseignements pris, on apprend que depuis lundi dernier, les autorités scolaires ont sensibilisé les parents d’élèves et leur ont demandé de laisser les enfants à reprendre les cours.

Interrogée, Mme Soropogui Thérèse Togba, principale du Collège Sultan Hadja MariamaTraoré, dans la commune de Kaloum a fait remarquer que depuis le premier jour de la rentrée scolaire, le nombre d’élèves ne fait qu’accroitre. Elle a profité pour inviter les parents d’élèves à accompagner leurs enfants à l’école.
«Aujourd’hui nous avons reçu 51 élèves dont 25 filles sur les 366 inscrits. Par contre, tous les cinq enseignants programmés ont répondu présents. Je rappelle que le lundi passé nous avons reçu 13 élèves. Nous les avons mandatés d’informer leurs camardes sur la reprise effective des cours. Le lendemain, nous avons accueilli 28 élèves et aujourd’hui nous avons 51 élèves. Toutefois, nous continuons à sensibiliser non seulement les élèves mais aussi, les parents afin qu’ils acceptent de laisser les enfants venir à l’école», a-t-elle expliqué.

Dans la commune de Matam, Fodé Kaba Konaté, principal du Collège de Coléyah a déploré la faible mobilisation des élèves dans son établissement. M. Konaté n’a pas manqué à son tour, d’appeler les parents d’élève à amener les enfants à l’école.
«Depuis le 3 octobre, la fréquentation de l’école par les élèves est un peu faible. Par contre, 20 groupes pédagogiques sur les 22 programmés sont présents. Je précise que quelques élèves qui viennent suivent normalement les cours. Il faut ajouter que tous ces 22 enseignants sont des titulaires. Les cinq enseignants contractuels que notre département nous a envoyé, quatre sont toujours présents. C’est pour toutes ces raisons, je demande aux parents d’élèves de laisser les enfants venir apprendre afin qu’ils puissent parfaire leur avenir», a-t-il lancé.
C’est le même constat dans la commune de Dixinn. «Depuis le 3 octobre 2018, jour de l’ouverture officielle des classes, les cours évoluent progressivement», a fait savoir Boyah Camara, Directrice de l’école primaire les Dabadins à Donka.

«Le premier jour de la rentrée scolaire, qui est intervenu au beau milieu de la semaine, mon école a accueilli 16 élèves sur les 930 inscrits. Le lundi 8 octobre, c’est-à-dire la semaine suivante, 65 élèves ont répondu présents contre 385 le lendemain. Aujourd’hui, nous sommes à 611 élèves. J’invite les parents d’élèves à accompagner les enfants à l’école. Toutes les dispositions sont prises pour non seulement assurer leur sécurité mais aussi, pour ne pas qu’ils continuent à chômer. Il faut souligner qu’il y a 26 semaines dans l’année scolaire, au fur et à mesure que le temps passe, il ne sera très difficile pour les enseignants de revenir sur les leçons déjà dispensées», a-t-elle fait comprendre.

Dans la même commune, Djenè Camara, Directrice de l’école primaire Amical Cabral, revient sur la situation de son école depuis le premier jour de la rentrée scolaire.
«Nous avons enregistré un faible taux de fréquentation dans le rang des élèves le premier jour de la rentrée des classes. Après le passage de notre APEAE (Association des Parents d’Elèves et Amis de l’Ecole) dans les familles, suivi des informations véhiculées dans les Mosquées et dans les Eglises, nous avons aujourd’hui un effectif de 273 élèves sur les 600 inscrits. Du côté des enseignants, 11 sur les 16 programmés ont répondu présents. Par endroit, il y a des enseignants contractuels qui ont pris le relais. Nous sommes des enseignants mais aussi des parents d’élèves. C’est pourquoi j’invite mes frères et sœurs à laisser les enfants venir à l’école. Ils sont aujourd’hui des innocents qui sont appelés à représenter notre pays. Alors, s’ils perdent un seul cours, cela pourrait répercuter sur leurs savoirs. Donc, il ne faut pas que les parents d’élèves hésitent, qu’ils laissent les enfants venir apprendre. Nous sommes à leur disposition», a-t-elle dit.

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