Communales: Sidya Touré fustige la discrimination dans le financement des partis

20 janvier 2018 21:21:12
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L’assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines (UFR) qui s’est tenue au siège national du parti à Conakry ce samedi 20 janvier a été présidée par Sidya Touré, président dudit parti. C’était en l’absence de plusieurs responsables du bureau exécutif actuellement présents dans leur localité respective au compte de la campagne électorale.

 D’entrée de jeu, Sidya Touré a expliqué l’importance que son parti accorde à ces élections de proximité : « je suis venu vous dire à l’ouverture de cette campagne pour les élections communales combien nous attachons de l’importance à ces élections qui sont des élections de proximité. Normalement, on aurait même pu faire ces élections sans les partis politiques. Parce que ce sont des élections qui concernent la vie quotidienne de nos concitoyens, qui en général, sont de tous bords. Donc ces élections touchent directement les militants à la base. C’est pourquoi, il est bon de communiquer pour que notre parti soit le mieux représenté possible ».

Il s’est ensuite largement expliqué sur l’importance de l’agriculture sur laquelle l’UFR met un accent particulier dans son programme de gouvernance. « L’UFR va à ces élections avec son programme. Ce n’est pas tout le monde qui a un programme, mais nous, nous l’avons. Nous avons dit à nos militants et nous leur disons encore une fois, notamment ceux qui sont dans les communes rurales, d’expliquer à nos compatriotes que l’agriculture est la base du développement du pays tel que nous le concevons. Cela fait 20 ans que je dis cela en Guinée. L’UFR a toujours et continue de développer l’idée d’une agriculture intensive autour des projets », a souligné Sidya Touré avant d’insister auprès des candidats du parti aux élections communales en vue de transmette ce message au monde rural que c’est cela le projet de l’UFR pour permettre aux populations d’avoir une activité génératrice de revenu.

Parlant des raisons pour lesquelles l’UFR n’a pas présenté des candidats dans toutes les circonscriptions électorales, le Haut représentant du chef de l’Etat a regretté le fait qu’au sein du parlement guinéen son parti soit le seul à ne pas bénéficier d’un financement de l’Etat, contrairement aux autres partis comme l’UFDG. «Parmi les trois groupes parlementaires à l’Assemblée nationale, seul l’UFR n’a pas de financement. En France qui est notre pays de référence, vous avez les financements à partir de vos députés à l’Assemblée Nationale. L’UFDG, par le truchement d’une loi qu’on a fabriquée pour la raison, touche 5 milliards de Francs guinéens par an. Ça permet de faire leur campagne. Le RPG, c’est le parti au pouvoir. Seule l’UFR ne reçoit pas un centime de financement de l’Etat. C’est l’une des raisons pour lesquelles nous n’avons pu aller au-delà de 200 candidatures parce que c’est très compliqué, ça coûte cher. Nous avons dénoncé cela », a-t-il regretté.

L’UFR entend mettre cette question sur la table du parlement lors de la session d’avril. « A la rentrée parlementaire en avril prochain, nous allons reposer ce problème. Notre exemple c’est la France, le financement des partis est basé sur le nombre de ses députés à l’Assemblée Nationale», a-t-il renchéri.

Parlant des difficultés rencontrées sur le terrain par les responsables du parti, Sidya Touré a dénoncé le cas de la Moyenne Guinée où, dit-il, certains partis politiques sont des fois intervenus pour bloquer leurs listes en menaçant leurs candidats la nuit. Il a également dénoncé le cas de Tanéné « avec le sous-préfet Mohamed Youla qui va voir le DPE pour demander que notre candidat soit déplacé. Nous dénonçons ce genre de comportement et nous allons porter plaintes », a annoncé le leader  de l’UFR.

Sidya Touré a invité ses militants et responsables à rejoindre leur localité respective afin de transmettre le message, d’empêcher toute tentative de fraude de la part des administrateurs locaux et surtout de veiller sur leur vote le jour du scrutin.