Communales: les résultats partiels définitifs seront publiés ce vendredi (CENI)

0

Quatre jours après la tenue des élections locales, seuls 170 procès verbaux sur les 347 sont à la date du dimanche dernier, parvenus à la CENI. Qu’à cela ne tienne, les résultats partiels définitifs seront annoncés demain vendredi 09 février. C’est le président de l’institution Me. Salif Kébé qui a fait l’annonce ce jeudi 8 février au cours d’un point de presse qu’il a animé de son siège.

 «Nous allons faire la décantation entre les procès verbaux qui font objet de contentieux et ceux qui le font pas. Ceux qui ne font pas partir des contentieux, nous sommes encore dans les délais, nous pouvons valablement nous prononcer là-dessus certainement demain », a-t-il annoncé.

Le vote par procuration a fait l’objet de beaucoup de débats et de commentaires dans la cité après la tenue du scrutin du 04 février.  Le président de la CENI a indiqué à la presse que le vote par procuration est très bien encadré par la loi.

Selon lui, la loi n’a pas limité le nombre de voix par procuration et par bureau de vote. «…Nous avons des appréhensions parce que nous savons interpréter les textes de loi (…) Nous avons fait un document dans la nuit du 2 février pour dire que nous limitons le vote par procuration à 5 au maximum par bureau de vote pour des raisons que nous craignons.  Il a été dit qu’il y eu des votes par procurations multiples. Mais comment cela pourrait se passer. Si vous avez 5 000 procurations, il vous faut 5 000 cartes d’électeurs à remettre à 5000 personnes qui ont déjà voté pour venir remplir le bureau de vote. Cela nous laisse perplexe », s’étonne Me Kebe avant d’ajouter : « je vais laisser les juges, seuls compétents, pour interpréter ces plaintes en espérant que ceux qui ont eu à dénoncer cette situation amèneront des preuves aux magistrats.»

Autre question abordée par le président de l’institution électorale, est celle de l’annulation des procès-verbaux par des magistrats à la centralisation. D’après lui, la loi est claire la dessus : «elle interdit aux magistrats d’annuler des procès-verbaux dans les commissions de centralisation. Aucun président d’un CACV n’a le droit d’annuler un procès verbal.»

Pour finir, le président de la Ceni a déploré les morts et les violences enregistrés au lendemain du scrutin du dimanche dernier. Il s’est interrogé sur la cause de ces violences, qui selon lui, seraient  probablement liées à la maladresse dans les propos prononcés par des politiques. «Parce que jusqu’à ce jour, les résultats n’ont pas été encore prononcées par la CENI. C’est malheureux que de simples concurrences électorales aboutissent à ces violences », regrette Me Kébé qui invite le peuple guinéen à beaucoup plus de sérénité. Il promet que son institution œuvrera pour que la vérité des urnes soit connue et que la paix règne dans nos  cités.