Communales : Les chefs religieux appellent à une élection sans violence à N’zérékoré

0

Dans quelques heures, les guinéens se rendront aux urnes pour les élections municipales. A la veille de ce scrutin, les responsables religieux de N’zérékoré, capitale de la région forestière, ont animé une conférence pour inviter les citoyens à voter dans la paix, a constaté Guinéenews©.

Les élections communales et communautaires s’annoncent cruciales et tendues dans la commune urbaine de N’zérékoré et les responsables religieux sont bien conscients de cette situation. D’où l’organisation de cette conférence qui a regroupé plusieurs fidèles à la maison des jeunes.

« Les élections constituent une obligation dans une démocratie et le vote est un droit civique qui doit s’exercer dans la paix, la quiétude sociale et sans violence. Donc, cette conférence vise à rappeler aux uns et aux autres que la Guinée est une famille et que nous devons maintenir la paix pour le développement de notre pays », a indiqué l’imam Mamady Moussa Sagno du comité interreligieux.

Pour sa part, Siba Koné, conseiller politique au gouvernorat de N’zérékoré a insisté sur le respect du code de bonne conduite des partis politiques durant tout le processus.

« Les 95% des partis politiques ont signé un code de bonne conduite. Dans ce document, on demande aux leaders politiques de sensibiliser et éduquer leurs militants avant, pendant et après les élections pour que les résultats soient acceptés de tous », a rappelé M. Koné.

Du côté de la Commission Electorale Préfectorale Indépendante (CEPI), l’on pense que cette conférence est venue à point nommé et qu’elle contribuera à maintenir un climat de paix dans la ville.

« Nous savons qu’une telle initiative va faire son impact dans le sens de la consolidation de la paix pendant et après les élections. Notre souci majeur aujourd’hui, en tant qu’institution électorale c’est pour que ces élections se passent de façon apaisée et les résultats acceptés par tous. Et pour cela, la paix est le premier atout qu’il faut chercher à tout prix », a fait savoir Bassabati Sanoh, membre de la CEPI (commission électorale préfectorale indépendante) de N’zérékoré.

Des résultats acceptés de tous, c’est également ce que demandent les leaders religieux de N’zérékoré qui comptent en outre organiser des séances de prière et de bénédiction dans les églises et mosquées de la ville.

Il faut rappeler que les premières violences enregistrées dans la région de N’zérékoré sont survenues lors des premières élections municipales de 1991. Depuis lors, la région est régulièrement confrontée à des violences de toute sorte. Pour éviter donc la répétition de l’histoire, autorités, leaders religieux, médias, associations et ONG continuent de véhiculer des messages allant dans le sens de l’appaisement.