Communales: le président de l’INIDH condamne les violences post-électorales

08 février 2018 13:13:53
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Dans une déclaration publiée mercredi 7 février, l’Institution nationale indépendante des droits humains (INIDH) a condamné les violences postélectorales enregistrées çà et là en Guinée. Le président de l’institution, Mamady Kaba a d’abord rappelé que ça fait 13 ans que la Guinée n’avait pas organisé des élections de ce type et que pour en avoir, il a fallu plusieurs manifestations politiques organisées par l’opposition.

Déjà, plusieurs candidats se sont proclamés vainqueurs à ces élections. Une situation que condamne également le président de l’INIDH : «Des rumeurs de fraudes ont commencé à circuler et des violences ont éclaté dans la capitale et certaines villes de province. Des leaders politiques importants ont affirmé, à travers les médias, qu’ils ne reconnaîtront pas les résultats proclamés par la CENI. L’INIDH leur demande de s’abstenir de s’autoproclamer vainqueurs sur la base de résultats non officiels et à se rendre justice ; de renoncer à toute forme de violences et à promouvoir le vivre ensemble

Si l’INIDH demande aux magistrats qui président les commissions administratives de centralisation des votes (CACV)  de « faire preuve d’impartialité et à ne dire que le droit », elle demande à la commission électorale, CENI, de « fournir d’efforts pour proclamer des résultats conformes aux choix des électeurs exprimés dans les urnes. »

S’adressant au gouvernement, l’institution nationale indépendante des droits humains lui demande de réconcilier les Guinéens avec eux-mêmes et avec les institutions nationales, puis de « favoriser l’égalité de tous les citoyens devant la justice. »