Communales 2018: Sidya dénonce l’utilisation à outrance des procurations

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«Notre premier constat est alarmant ». Ces propos sont du président de l’Union des Forces Républicaines, Sidya Touré qui dénonce l’utilisation à outrance des procurations lors des élections communales du 04 février dernier. Invité ce mardi chez nos Grandes Gueules, le Haut Représentant du chef de l’Etat trouve surtout « injuste et inadmissible » l’utilisation de ces procurations par un seul camp.

Expliquant ces dysfonctionnements ayant entaché ces élections, Sidya Touré affirme avoir commencé la matinée du jour du scrutin à Kaloum, à l’école Jacqueline Bangoura dans les bureaux  4, 5, 6, 7.  «Les militaires arrivaient de partout avec des procurations en main prétendant voter pour des gens qui ne sont pas là et qui seraient au Mali », a-t-il dénoncé.

L’ancien Premier ministre s’est dit étonné de voir autant de cartons de procuration circuler et que l’UFR en tant que parti politique participant à ces élections, n’a pas eu une seule copie. Comment expliquer qu’il y en a autant qui circulent, s’interroge le leader de l’UFR.

Pourtant, rappelle-t-il, la CENI a eu des réunions techniques jusqu’à la veille des élections.

«Il a été convenu de limiter les procurations à 5 ou 10 par bureau de vote. Et si des procurations doivent être utilisées, elles doivent être utilisées par tous ceux qui doivent aller aux élections. Elles ne peuvent pas être utilisées par un seul camp», fait remarquer Sidya Touré avant de poursuivre : «découvrir donc des cartons de procuration chez le chef de quartier et surtout entre les militants d’un seul parti politique, est totalement injuste et inacceptable. »

Plus loin, Sidya Touré a révélé qu’il y a eu des sous-préfectures où les centralisations ont été déménagées chez les sous-préfets. C’est le cas à Tanènè, à Kolenté, à Dubréka, a-t-il cité tout en précisant qu’il existe des dizaines de situations similaires.

Il affirme, par ailleurs, se réjouit de l’arrivée à la tête de la CENI d’un avocat. «Nous avons vu qu’il y avait une meilleure entente au sein de cette structure, mais partout où nous avons vécu ce genre problème sur toute l’étendue du territoire, quand nous nous sommes référés à la CENI, nous n’avons pas trouvé de solution. Donc, elle a été absente totalement», regrette-il.