Caution des candidats aux Communales : un député du RPG défend la proposition de la CENI

07 décembre 2017 10:10:22
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Elle est désormais connue, la caution de participation des candidats aux élections prochaines communales annoncées pour le 4 février 2018. Elle se situe dans l’ordre de 3 à 8 millions de francs guinéens suivant les circonscriptions. Des sommes que certaines formations politiques trouvent trop élévées pour les populations.

Un avis que réfute du revers de la main, le député uninominal de Macenta. Pour l’honorable Pépé Toupou, il revient à la Commission Electorale Nationale Indépendante de travailler en toute liberté, notamment dans la fixation de ces cautions.

« Parce qu’une caution a deux rôles : limiter des candidatures inutiles et permettre qu’une bonne partie de ceux qui veulent être candidats ait la possibilité d’y aller. C’est ça, la caution », enseigne le député du parti au pouvoir qui déclare trouver plutôt raisonnables ces montants. « Car, poursuit-il, vous ne pouvez pas prétendre briguer une mairie sans avoir un minimum de 8 millions. Ce n’est pas possible ! », clarifie l’interviewé de Guineenews.

Des observateurs soupçonnent l’exécutif d’avoir agi dans l’ombre et en concert avec la CENI dans la fixation de ces cautions, en vue, disent-ils, de la disqualification de certaines formations politiques moins nanties. Une accusation à laquelle le député est emmené à réagir.

« C’est un faux débat que de dire que nous avons agi en concert avec la CENI. Nous payons comme eux. Il ne faut pas qu’ils pensent que nous avons la main dans la caisse de l’Etat. Si c’était le cas, ce serait facile. Mais nous payons comme eux. Nous payons ce qu’ils doivent payer pour que nous puissions soutenir les candidatures de nos conseils tant au niveau des communes urbaines qu’au niveau des communes rurales », recadre l’Honorable Toupou qui estime d’ailleurs que la CENI actuelle est celle de toutes les parties. En ce sens que « tout le monde a applaudi son arrivée. Au temps de Bakary Fofana, on a dit qu’il était inféodé à l’exécutif. La CENI elle-même a mené sa bagarre », place l’orateur comme pour couper court.

L’organisation des élections locales se fait attendre depuis plus d’une décennie. L’organe de gestion des élections et référendums en Guinée avait récemment programmé la tenue de ces consultations pour le 4 février avant que cette date ne soit entérinée par le président Alpha Condé qui a convié le corps électoral en début de semaine.