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Cas des détenus et exilés politiques : ce que la coalition de Me. Mathos a dit au Médiateur

La coalition des partis pour l’alternance (15 partis), a été reçue à son tour par le médiateur de la CEDEAO, au compte de la rencontre avec la classe politique. Au sortir de la salle, c’est le président de l’UPG version camélia qui s’adresse à la presse au nom du regroupement politique qu’il dirige.

Saluant la concrétisation du cadre du dialogue, le notaire devenu politique déclare ceci en parlant du médiateur et de sa méthodologie :  » son arrivée a permis, et dans la méthodologie et dans ce que nous présageons, de pouvoir avoir une traçabilité de ce que nous attendons tous, un ordre constitutionnel qui va venir très bientôt. Nous nous réjouissons aussi qu’il ait reçu des coalitions parce qu’avec 200 parties, pour le temps qui lui est imparti, il serait extrêmement difficile de recevoir tout le monde. »

Revenant à la position de sa coalition par rapport à la transition, Me. Mathos déclare : « nous sommes dans la posture de ne pas faire la politique de la chaise vide. Nous avons toujours prôné le dialogue. Nous avons décliné les 36 mois, avec pour date de départ le 5 septembre 2021… Des messages bien reçus par le médiateur qui aurait promis de revenir aux porteurs de ces revendications à temps opportun. »

D’ici là, le leader de l’UPG lève un coin du voile sur la position de sa coalition sur le cas des détenus et exilés politiques. « Des questions hautement politiques », selon ses propres termes, qui vont dans le sens de « décrypter l’atmosphère » (…) pour que tout le monde soit autour de la table ».

Un sujet plutôt sensible dans le contexte actuel, mais qu’il aborde sans équivoque. « Des audits sont en cours par exemple, des acteurs politiques sont détenus, d’autres sont à l’extérieur du pays. »

Dans sa réponse, la coalition dirigée par Me Alfred Mathos demande de « séparer la justice de la politique. » En tout cas, argumente-t-il, « ceux ont géré doivent rendre compte parce que pour le citoyen lambda, ce serait incompréhensible de voir que des personnes poursuivies soient libérées sans jugement. Nous avons dit qu’il est bien de décrisper, mais il faut que la loi soit de mise et que la présomption d’innocence aussi le soit. »

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