Campagne agricole 2017: une récolte faste pour les riziculteurs de Lélouma

06 décembre 2017 13:13:52
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Les riziculteurs de Balaya sont heureux cette année. Et pour cause. Leurs plantations ont bien donné et il y a eu de la l’abondance en cette période de récolte. Pour se rendre compte de cette meilleur saison, Nous nous sommes rendus dans l’un des champs de la zone où les paysans tous joyeux, nous racontent leur satisfaction.

Situé à environ 45 minutes de marche, du centre de la sous-préfecture, c’est un vaste champ communautaire qui s’étend sur une  vaste superficie qui nous accueille. Cette plantation fait aujourd’hui la fierté des paysans. Surtout en cette période de récolte. Ce bon résultat est le fruit de leur dur labeur. Répondent en chœur les cultivateurs rencontrés dans le champ

 «  Ceci est le fruit de notre travail pendant la saison. Voyez par vous-même comment c’est beau à observer. Surtout avec le mouvement du vent. C’est vraiment réjouissant. Et seul le travail paie. Le travail est dure mais croyez-moi que rien ne se gagne facilement », nous lance dans la foulée un paysans tout joyeux..

Rien ne se gagne facilement surtout avec ces agriculteurs qui depuis l’entame de la saison sont passés par plusieurs étapes dont entre autre, le choix du terrain, le désherbage, le brulis, le labour, le semi, la surveillance pour en arriver là. La distance reste encore longue avant que ce riz ne tombe dans les assiettes. Et tout le travail s’effectue ici à la main et avec des outils rudimentaires.

 «  Nous travaillons ici avec des faucilles, des couteaux, des vans, des bâtons et des sacs étalés sur le sol pour le battage. C’est un travail de longue haleine et pénible avec des outils archaïques. Mais c’est ce qu’on a pour le moment », explique Mody Alimou Bah.

Ici, dans la rizière de Balaya, Les paysans sont bien organisés. Chacun s’attèle à sa tache comme il peut. Pendant que les uns, faucilles à la main, coupent les pannicules dorées, les attachent en bottes et les exposent au soleil pour le séchage et d’autres en même temps font le battage et le vannage pour débarrasser les graines de la glume légère. Un vrai travail à la chaine.

« Et comme vous pouvez le constater, chacun s’occupe d’une tache bien déterminée.  Avec ma femme par exemple, nous coupons les pannicules du riz avec des faucilles. Ensuite, je me chargerai de les attacher sous forme de bottes et les exposer au soleil pour nous faciliter le battage. Et généralement, le travail du battage et du vannage, est réservé aux femmes », a laissé entendre un cultivateur en action.

A quelques dizaines de mètres, un groupe de femmes armées de bâton  font  le battage. «  C’est un travail qui consiste à séparer les graines du riz à leur tiges. C’est pourquoi, avec ces bâtons nous tapons sur ces bottes séchées. Il faut retourner plusieurs fois le foin pour nous rassurer que toutes le graines y sont détachées avant d’effectuer le vannage », confie Madame Bah.

Le vannage bien sûr, est une autre opération qui consiste à lancer en l’air les graines à travers des vans pour débarrasser la glume légère. « Après le battage, nous utilisons des vans et nous lançons en l’air plusieurs fois ce mélange, pour extraire les graines que nous emballons dans des sacs pour la maison. Tout le travail se fait ici à la main », renchérit une paysanne très relaxe.

Au-delà de ces travaux, nous avons été frappés par l’union, la solidarité qui s’est développé au sein de ce groupe d’agriculteurs. Dans l’après-midi, tous, se retrouvent sous l’ombre, pour déjeuner ensemble. Ils mangent ensemble, se désaltèrent ensemble, font une pause avant de reprendre le travail. « Nous vivons en famille. Personne n’est exclu. Chacun vient avec ce qu’il a et on partage ensemble. C’est ce qui fait aussi la beauté de notre travail », s’est réjoui un jeune agriculteur présent dans le groupe

Si la culture du riz à bien donnée ici à Labaya, A Lisan et à Thianguel ce n’est pas le cas. Ces deux sous-préfectures ont frappées par une sècheresse: «  C’est vraiment déplorable ce qui a nous été donné de constater dans certaines de nos sous-préfectures où le manque de pluies a occasionné des pertes énormes cette année. Et je demanderai à tout agriculteur d’entamer désormais très tôt les travaux champêtres pour éviter un tel fiasco », a-t-il lancé.