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Boxe : la commission nationale tire la sonnette d’alarme après la suspension de la Guinée

Depuis  juillet 2018, la Fédération Guinéenne de Boxe (anglaise) est suspendue par l’Association internationale de boxe amateur (AIBA). Une suspension pourtant  méconnue du grand public guinéen.  La Commission nationale de Boxe a alors décidé d’attirer l’attention sur cette suspension qui a plongé la boxe guinéenne dans une impasse qui perdure. « Ce qui trompe les gens, c’est que la Guinée participe à des compétitions internationales. Or, ces compétitions ne relèvent pas de l’AIBA »,  clarifie  Amadou Tanta Diallo, entraîneur national et membre de la Commission nationale de boxe.

En effet, entre 2018 et 2020, la Guinée a participé à cinq compétitions internationales. En 2018, championnat d’Afrique militaire de boxe (Compétition appartenant à l’Organisation du Sport Militaire en Afrique), mais aussi au tournoi de boxe de l’OLAO (Office de Liaison de l’Afrique de l’Ouest). En 2019, les Jeux mondiaux militaires organisés en Chine par le Conseil international du sport militaire. Toujours en 2019, participation aux Jeux africains au Maroc, propriété de l’Association des comités nationaux olympiques africains. Et en 2020, participation à Dakar au tournoi de qualification des JO de Tokyo 2020 (désormais propriété du Comité International Olympique en collaboration avec les comités nationaux olympiques).

En revanche, la Guinée n’a pu participer au championnat du monde de boxe jeunesse qui s’est déroulée du 13 au 23 avril 2021 en Pologne. Puisque cette compétition relève de l’AIBA. D’ailleurs, sur le site de l’AIB, le nom de la Guinée est rayé de la liste des fédérations de la zone Afrique.

« Ce qu’il nous faut aujourd’hui pour être restauré au sein des instances internationales de la boxe, c’est un nouveau congrès électif. Le comité exécutif [mise en place en 2016] actuel de la fédération n’est pas reconnu par l’IABA », indique Amadou Tanta Diallo. En juillet 2018, dans sa décision suspendant la Guinée,  l’AIBA reprochait au Comité exécutif dirigé par le colonel Moussa Moïse Keita son refus de conduire de nouvelles élections conformément aux statuts et règlements intérieur de l’AIBA en présence d’observateurs, l’organisation de compétition sans le contrôle et la supervision d’AIBA et AFBC, l’utilisation de faux boxeurs sous le drapeau des fédérations nationales et l’organisation des cours pour Arbitres / Juges (R/J) et livraison de certificats par un non-instructeur AIBA.

« Nous avons souvent saisi le ministère des Sports par rapport à la situation de notre boxe, mais rien n’a été fait jusqu’ici pour que notre boxe soit reconnue au niveau international », s’indignent les membres de la Commission nationale de boxe.

Jusqu’au moment où nous mettions en ligne cet article, nous n’avons pas pu joindre le président incriminé de la Fédération Guinéenne de Boxe.

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