Bakary Fofana : « S’ils veulent m’enlever pour des raisons que j’ignore, d’accord mais… »

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S’exprimant au cours d’un point de presse, qu’il a animé ce samedi, le président de la CENI, Bakary Fofana, acculé par une fronde interne, a martelé qu’il ne comprend pas les agitations de ses collaborateurs.
« Je suis président de la CENI, je ne dois pas être à la tête de l’institution et violer la loi. Jamais je ne le ferai », a-t-il entamé, tout en indiquant qu’il ne peut pas également accepter qu’il soit pris en otage dans l’exercice de ses fonctions ». « A présent, on raconte tout sur moi. S’ils veulent m’enlever pour des raisons que j’ignore, d’accord. Mais je ne violerai pas la loi au sein de mon institution et dans le pays pour mettre le pays et la population en danger », a-t-il prévenu.
Poursuivant, Bakary Fofana soutient que tous les commissaires ne sont pas mêlés dans cette crise. « J’ai organisé les élections législatives sans problèmes de gestion, puis le scrutin présidentiel sans qu’on ne parle d’un comité de trésorerie. Pourquoi autant de problèmes depuis quelques mois ? ».
« Aujourd’hui, la CENI a un DAAF, un comptable et un contrôleur pour l’aider à gérer; en plus d’autres instances qui n’existaient pas en 2010 comme la comptabilité matière. Malgré tout, si aujourd’hui on parle de mauvaise gestion, il n’y a pas de problème mais, la CENI est un autre monde. Que le Bon Dieu nous aide », a-t-il prié.
En 2013 également, lors des législatives, le président de la CENI, Bakary Fofana avait été publiquement désavoué par certains des commissaires, qui dénonçaient une « gestion opaque et injuste ».
Quatre ans, ils dénoncent de nouveau « la gestion opaque des ressources, la mauvaise utilisation des moyens financiers en faisant fi de toutes les règles de passation de marché et de contractualisation ».