Attaque du domicile du leader de l’UFDG: réactions croisées de Dalein et du général Bafoé

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La journée du jeudi 8 février a été très mouvementée dans la commune de  Dixinn, plus précisément aux alentours du domicile du chef de file de l’opposition où deux groupes de jeunes se sont affrontés toute la journée à coup de cailloux.

Ce vendredi 9 février à la faveur de leur passage dans une radio de la place, le chef de file de l’opposition et le Contrôleur général de police, Ansoumane Bafoé Camara ont donné chacun, sa version des faits.

Pour le président de l’UFDG, il est clair, les jeunes qui se sont pris à son domicile étaient à la solde d’Aboubacar Soumah et de Malick Sankhon pour l’attaquer voire l’assassiné

«Un groupe de jeunes se sont regroupés chez le chef de quartier de Dixinn-port, et selon les informations que j’ai recoupées, ils avaient été emmenés là par Aboubacar et Malick Sankhon avec pour mission d’attaquer mon domicile et peut-être tenter de m’assassiner. Ce qui est curieux, c’était en plein jour. Finalement, les jeunes se sont infiltrés en petits groupes dans le couloir qui mène à ma résidence. Et lorsqu’ils ont atteint un nombre important, ils ont commencé à jeter des pierres à l’intérieur de la concession. Naturellement, il y avait quelques gendarmes dans la cour et certains ont reçu des coups. Il y a eu beaucoup de blessés, quelqu’un est tombé directement dans le coma parce que la pierre l’a touché sur la tête. Les gens ont aussitôt cherché des abris car, les pierres continuaient à pleuvoir. Mais de l’autre côté de la cour, il y avait des gens dont les forces de maintien d’ordre, ils sont sortis affronter les jeunes avec des jets de pierres aussi. Finalement ils ont réussi à les repousser et on a téléphoné dans les environs où on a quelques jeunes amis pour venir nous aider. Et après les renforts sont venus et les jeunes sont revenus plus nombreux maintenant pour s’attaquer à nous. On avait déjà appelé les forces de défense et de sécurité, la police est venue, malheureusement elle n’a rien fait. Elle n’a pas procédé à l’arrestation des agresseurs, ni défendu les agressés. Ils étaient là à observer calmement, il y a même un petit PA de la gendarmerie chez moi ici qui n’a rien fait non plus pour nous aider. Et puis les jeunes se sont affrontés à coup de pierres. Il  y a eu beaucoup de blessés, une quinzaine de notre côté dont deux grièvement. Et cela s’est répété toute la journée mais en fin de compte, nous avons reçu beaucoup de renfort des jeunes de Bambeto et Hamdallaye (…).  Ce n’est pas la première fois que j’ai été victime d’agression chez moi. C’est peut être la quatrième fois. Et c’est une seule fois le gouvernement a compati», a-t-il expliqué.

Pour sa part, le Directeur national des Unités d’intervention de la police, le Contrôleur général Ansoumane Bafoé Camara, affirme que l’intervention de la police a consisté essentiellement à s’interposer entre les deux groupes belligérants et ensuite sécuriser les voies publiques.

«Je ne peux pas trop vous parler de ces faits étant donné que j’ai été appelé en renfort. Je suis venu subitement trouver deux groupes de jeunes qui étaient en train de se lancer des pierres. On a fait l’interposition et on a repoussé les jeunes de Dixinn vers Dixinn-bora ensuite on a fait rentrer ceux qui étaient au domicile du président de l’UFDG. On les a priés de rentrer et de laisser la voie publique aux forces de l’ordre.  On n’était pas parti pour arrêter des gens. Nous on ne savait pas qui était de l’UFDG ou qui était de l’autre bord. On voyait des jeunes qui se lançaient des cailloux et quand on a fait l’interposition, ils ont couru et sont partis. Nous ne gérons que la voie publique, on ne peut pas courir derrière les gens dans les concessions ou dans les quartiers», a laisser entendre le Contrôleur général de police, Ansoumane Camara.