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Arrêt sur image : serait-ce de pollution délibérée qu’il s’agit-là ?

La question a tout son sens et nous espérons bien que ce n’est pas le cas et que celui qui agit ainsi n’est pas conscient des conséquences de l’acte qu’il a posé. On nous dit que l’endroit est quelquefois  fréquenté par des camions citernes. Nous sommes sur la route qui longe les rails après le passage à niveau situé, non loin du commissariat central de Kaporo, en direction du centre émetteur. C’est une route qui sert de limite entre les quartiers Kaporo, Kipé, Démoudoula et plus loin, Koloma. Il y a longtemps que cette citerne que nous voyons à l’image, est immobilisée en cet endroit. Son état semble indiquer qu’elle est au rebut. Elle a fini d’assurer sa mission de transport de carburant. A son dernier voyage qui remonte à très longtemps déjà, c’est là, en bordure de chaussée, qu’elle a été décrochée du camion tracteur qui la remorque. S’il n’y avait que ça, on aurait juste parlé de citerne en stationnement abusif à dégager. Mais le problème est que, malgré qu’elle soit sur béquilles, elle n’est pas morte pour autant. Elle reste toujours active. Son propriétaire lui a donné une seconde vie, nous apprend-on. Il en a fait apparemment une cuve pour stocker un produit pétrolier dont nous ignorons la nature. Au vu de sa couleur et de sa viscosité, perceptibles sur les flancs de la citerne, on peut penser, sous réserve de vérification, au fuel ou au bitume. Toujours est-il que les citoyens parlent de transvasements périodiques de produits qui s’effectuent sur les lieux. Notre propos, dans ce cas de figure, ne porte pas sur l’éventualité ou pas de stockage ou de vente quelconque de produit que l’on y effectue. Nous nous focalisons essentiellement sur la pollution et ne parlons que de cela.  Et justement, du premier coup d’œil, l’évidence saute aux yeux. Ce qu’on voit ne laisse point indifférent. Cette énorme citerne est immobilisée à cheval entre les rails et la chaussée. Elle n’est séparée de celle-ci que de quelques mètres. Naturellement, sa présence en ces lieux, dans cette position, ne passe pas inaperçue, loin de là. Il s’agit d’un cas insolite qui attire l’attention des passants. On remarque tout autour d’elle, jusque sur les flancs de la chaussée bitumée, un dépôt de liquide noir qui a dégouliné. C’est comme vers l’avant de la citerne, on aperçoit une flaque noire répandue au sol. Un vieux flexible tombé à terre est également visible. Il sert peut-être aux transvasements. Pour tout dire, il est évident que la zone est polluée, l’environnement est dégradé et la chaussée elle-même est menacée. Au-delà de l’aspect repoussant que cela inspire, il y a d’autres considérations, d’ordre sécuritaire celles-là, qui sont à prendre en compte. Les produits pétroliers sont réputés polluants. Cette pollution par l’épandage du produit, bien que lente, affecte l’environnement, à savoir le sol, les eaux, le couvert végétal et le sous-sol. Elle peut même atteindre la nappe phréatique.

L’autre forme plus grave est le caractère très inflammable de ces produits et le risque d’explosion qui peut s’en suivre. Voilà pourquoi il faut éviter de laisser stocker ou manipuler les hydrocarbures et tout autre produit assimilé par des mains inexpertes. Il ne sert à rien d’invoquer la quantité de carburant en présence, fût-elle infime, pour se croire à l’abri. Il est largement prouvé que le danger est réel, surtout quand le produit est trop exposé, à la portée du premier venu qui peut l’utiliser de façon hasardeuse ou désinvolte. Et c’est peut-être bien à cela que nous sommes confrontés ici, lorsque la citerne, est-elle vide ou pas, est immobilisée à l’air libre, le long d’une route très fréquentée.

Gardons-nous de certains comportements préjudiciables à notre environnement et à notre sécurité !

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