Animation des centres Conviviaux : des pairs éducateurs à l’école de la compétence de la vie saine

05 décembre 2017 17:17:14
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Une formation des pairs éducateurs des ONG et des associations de jeunes en compétence de vie saine pour animer les centres conviviaux, a été lancé ce 5 décembre à Conakry. Il s’agit d’une initiative du ministère de la Jeunesse. C’est l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry qui sert de cadre à cette formation, a-t-on constaté sur place.

Très heureuse pour le choix porté sur son institution, Mme Béavogui Mariama, Vice-recteur chargé de la Recherche à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, a invité les jeunes à beaucoup de sérieux afin qu’ils puissent jouer leur rôle de pairs éducateurs.

«En suivant cette formation, vous allez également contribuer à la sensibilisation de la jeunesse à plusieurs niveaux notamment, sur la santé de reproduction et de toutes ses composantes. Cette formation vous permettront aussi d’évoluer et de protéger tout en accompagnant notre pays dans plusieurs secteurs, notamment le VIH-Sida et autres.»

Prenant la parole, le représentant du ministre de la Jeunesse à cette cérémonie, M. Sény Damba, le Directeur National Adjoint de la Jeunesse et des Activités Socio-éducatives, a affirmé que cette formation va non seulement renforcer les capacités techniques des jeunes dans la lutte contre le VIH/Sida mais aussi, dans la promotion de la santé reproductives des adolescents et des jeunes.

S’exprimant au nom de son ministre, Moustapha Naité, M. Sény Damba a fait comprendre aux jeunes étudiants que tout le département de la Jeunesse fonde son espoir sur cette formation dont l’enjeu reste principalement l’appropriation du contenu des modules qui qui seront communiqués en vue de leur vulgarisation dans les centres conviviaux jeunes, dans les infirmeries universitaires, dans les Bleuezones de Conakry ainsi que dans les cliniques.

Poursuivant, M. Damba a saisi l’opportunité en témoignant que son partenaire l’UNFPA investit beaucoup dans la formation de la jeunesse guinéenne. Selon lui, les adolescents et le jeunes ont très peu de connaissance sur la santé sexuelle et reproductive.

«Deux facteurs aggravent encore cette situation : le premier est dû au fait que l’éducation sexuelle n’est pas systématiquement enseignée à l’école et le second dépend du fait que les services de santé sexuelle et reproductive ne sont pas toujours disponible ou s’ils le sont, la qualité reste toujours à améliorer», a-t-il expliqué.

Pour clore, M. Damba a estimé qu’au terme des sept jours de formations, les jeunes seront suffisamment outillés pour apporter un nouveau souffle dans la lutte pour la promotion de la santé reproductive des adolescents et des jeunes