AG/UFR : Les difficultés liées à la constitution des dossiers de candidature au menu des débats

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Sauf report de dernière minute, les élections communales sont annoncées pour le dimanche 4 février 2018. Pour les candidats désireux de prendre part à ces consultations, leur participation est conditionnée par la constitution de nombreux documents. Une réalité qui embarrasse l’Union des forces républicaines (UFR) de Sidya Touré alors que d’aucuns parlent d’une planification sciemment orchestrée par l’organe de gestion des élections.  

« C’est une situation vraiment embarrassante que nous avons connue de la part de la Ceni (Commission électorale nationale indépendante, ndlr). On ne s’attendait pas à toute cette paperasserie que nous avons connue », se désole le député Ibrahima Bangoura en marge de l’assemblée générale de son parti ce samedi 23 décembre.

Pour le parlementaire, tout ceci n’en vaut pas la peine. L’honorable Bangoura fait remarquer qu’il y a des pièces qui se recoupent à ce niveau. « Une fois qu’on est inscrit sur la liste des candidatures et qu’on est inscrit sur les listes électorales, cela veut dire qu’on a produit un certain nombre de documents. Parce qu’avant de s’inscrire sur la liste électorale, on produit des documents. Et une fois qu’on a demandé une pièce d’identification, cette pièce ne s’obtient pas sans un certain nombre de documents », explique le vice-président de la troisième force politique de Guinée.

Poursuivant, il a déclaré que ce sont des documents qui se recoupent. « Une fois qu’on a demandé un ou deux documents, ça suffit pour les autres. Peut-être le casier judiciaire. Mais dans ces élections, un seul candidat devait fournir 7 pièces. Et la liste elle-même en fournissait 4. Donc, c’est ce qui a alourdi et à la date d’aujourd’hui, il y a beaucoup de communes encore où certains partis politiques n’ont pas déposé de listes.»

Sur l’état d’avancement de son parti en marche vers ces consultations, notre interlocuteur rassure que l’UFR est prête. « Au moment où le décret de prorogation passait, on était déjà très avancé. On était presque fin prêt pour le dépôt de nos dossiers ».

A la question de savoir si l’on ne va pas assister à un éventuel nouveau report, méfiant, l’honorable Bangoura préfère se référer à la Ceni. « A en croire le porte-parole de Ceni qui a communiqué sur le sujet hier, la prorogation qui a eu lieu jusqu’au 26 n’impactait pas sur le programme. Mais s’il y a une autre prorogation, il se pourrait que celle-ci impacte sérieusement le programme et que le chronogramme pourrait se trouver affecté au point que l’on puisse reporter la date ».

Les dernières élections remontent à 2005 sous le régime de feu le général Lansana Conté décédé le 22 décembre 2008. Le pays s’engagera donc dans une transition militaire alors menée par le capitaine Moussa Dadis Camara. Puis, par le général Sékouba Konaté, et qui débouchera sur la tenue de la présidentielle de 2010, à l’issue de laquelle Alpha Condé a été élu président de la République. Et trois mois seulement après son investiture, ces élections devraient se tenir. Hélas ! Cette autre date du 4 février 2018 tiendra-t-elle ? L’avenir nous l’édifiera.