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Affaire  Bella Bah : les dessous d’un ennui policier

Brièvement interpellé le mardi par des agents de la DPJ, l’activiste Belle Bah était ce mercredi 12 octobre dans l’émission Mirador de nos confrères de Fim Fm. Au cours de cette sortie médiatique, il est revenu sur les circonstances de son arrestation par les agents de la DPJ.

Selon lui, son arrestation n’a rien à avoir avec les autorités ni le pouvoir.

« J’ai été interpellé vers Taouyah. J’étais chez un de mes amis quand  soudainement vu un pick-up avec une dizaine d’agents. Ils m’ont tendue un mandat de comparution forcé dans lequel il est indiqué, que je suis poursuivi pour diffamation contre l’artiste et politicien Elie Kamano. Un mandat signé depuis le mois d’août. J’ai senti en eux une certaine volonté de violence donc, je les est suivi sans protester. C’est ainsi on n’est venu à la DPJ. Par la suite, le monsieur m’a dit qu’il y a eu une convocation délivrée contre moi et à laquelle je n’ai pas répondu. Je rappelle que cette convocation dont il parle date du mois de juin… Mais ce jour, il y a eu une inondation à la DPJ. Par conséquent, la convocation a été rapportée par la suite.

Depuis lors, je n’ai pas eu de convocation. Je ne me cache pas. Je vis ici et j’y mène mes activités. Je n’ai pas compris cette logique de comparution forcée. Est-ce parce qu’ils veulent d’une certaine façon réveiller les morts quand c’est nécessaire et puis te dire de te taire? Donc, je n’ai pas compris cela.

Je précise quand même que mon arrestation n’a rien avoir avec les autorités. C’est une vielle histoire entre Elie kamano et moi. Pour la petite histoire, en juin dernier, j’ai fait une publication sur Élie sur les réseaux sociaux.  J’avoue que sur le fond la publication n’était pas très bien veillante. Parce que j’ai porté   atteinte à son honneur et à sa dignité. Mais cela arrive, même lui il a reconnu qu’il fait assez de communications et tout… Donc je lui ai dit qu’il devrai tout simplement m’appeler et me faire des reproches. Au lieu de porter plainte contre moi devant la justice. C’est ce qui s’est passé entre nous.

 Par la suite Me. Béa est venu à la DPJ, on s’est compris et les choses sont rentrées dans l’ordre puis ils m’ont libéré.

Mais, je suggère qu’avant de signer une comparution forcée, qu’il y ait au moins trois convocations qui doivent être transmises à l’intéressé. Si après tout cela, il ne répond pas, on peut en ce moment lui envoyer un mandat d’arrêt.

C’est triste et regrettable dans notre pays qu’on soit un peu dans cette psychose et dans cette angoisse, qu’on arrive pas clairement à exprimer ses opinions et son désaccord par rapport à des faits et à des combats qu’on mène de façon désintéressé… », a expliqué Bella Bah sur les ondes de Fim Fm.

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