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Guinée : le Gala African Royalty mobilise des fonds record pour l’éducation des filles et les bibliothèques

La deuxième édition du gala de charité African Royalty, organisée par la Fondation Diaka Camara, s’est tenue le samedi 7 novembre 2026 à Conakry.
 Placée sous le thème « L’Afrique en héritage », la soirée a réuni un parterre de personnalités nationales et internationales pour financer la scolarisation des jeunes filles, la rénovation des bibliothèques scolaires et la lutte contre les violences basées sur le genre.
Avec 400 places vendues (« sold-out »), l’événement a connu une forte mobilisation institutionnelle, culturelle et sportive, rassemblant des invités de marque venus de l’étranger, à l’instar de l’acteur américain Terrence Howard et de son épouse.
L’un des temps forts de la soirée a été la vente aux enchères d’objets de valeur, qui a permis de récolter des fonds substantiels pour les œuvres de la fondation. Les participants se sont disputé plusieurs pièces phares dont entre autres:
  •  Le portrait du président de la République, Mamadi Doumbouya, baptisé « Le visage de la nation » (mis à prix à 2 000 dollars) : adjugé à 30 000 dollars.
  •  Le maillot dédicacé de Kader Keita (mis à prix à 1 000 dollars) : vendu à 25 000 dollars.
  •  Le maillot de Didier Drogba : acquis pour 20 000 dollars.
  •  Le maillot autographié de Serhou Guirassy : cédé à 15 000 dollars.
  •  Le tableau « Le quotidien des femmes de Conakry » (mis à prix à 2 000 dollars) : parti pour 3 000 dollars.
« Ce sont des fonds qui iront à la construction de nos bibliothèques, à la scolarisation de nos filles et à la lutte contre les violences basées sur le genre », s’est réjouie Diaka Camara, présidente de la fondation.
Marraine de cette édition, la Dre Diaka Sidibé, conseillère à la présidence chargée de l’enseignement supérieur et de l’innovation, a rappelé l’importance de la transmission du savoir. « Chère Diaka, en faisant de l’éducation, particulièrement celle des jeunes filles, le cœur de votre engagement, vous nous rappelez une vérité essentielle : le potentiel d’un enfant ne devrait jamais être limité par les conditions sociales ou économiques de sa naissance. Votre fondation traduit cette conviction en action concrète et derrière ses réalisations, il y a bien davantage que des chiffres : il y a des familles soulagées, des espoirs retrouvés, des vocations qui naissent et des destins qui peuvent désormais s’écrire autrement.» a-t-elle souligné.
Un point de vue partagé par le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, parrain de l’événement : « Un héritage n’est pas un objet que l’on garde sous verre, c’est une responsabilité que l’on reçoit, que l’on fait fructifier, puis que l’on transmet », a-t-il déclaré, insistant sur le fait que les ressources naturelles d’un pays ne suffisent pas sans investissement dans l’éducation.
De son côté, Lansana Béa Diallo, ministre de la Jeunesse (représentant le ministre des Sports), a salué le parcours et la détermination de Diaka Camara, tout en plaidant pour une synergie d’action entre les pouvoirs publics et la société civile.
Présente en tant qu’ambassadrice de cette édition (et présentée lors de la cérémonie comme Miss France 2025), Angélique a mis en lumière les programmes phares de la structure, notamment la bourse Zénab Soumah, l’initiative « Une école, une bibliothèque » et la campagne de sensibilisation « Brisons le silence ».
« Scolariser 100 jeunes filles, ce n’est pas seulement leur donner accès à une salle de classe, c’est leur offrir des perspectives, leur permettre de construire leur indépendance », a-t-elle plaidé, rappelant que les femmes doivent être activement soutenues et protégées.
Au terme d’une soirée à la fois festive et engagée, le pari est réussi pour la Fondation Diaka Camara, dont le défi est désormais de transformer cette mobilisation financière en réalisations concrètes sur le terrain.
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